Stéphane Tamaillon nous livre ses souvenirs de lectures d’enfance

ST (c)
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Vous le connaissiez peut-être déjà par sa série Les enquêtes d’Hector Krine ou récemment L’Ultramonde, des aventures à suspens, du plus noir au plus extraordinaire. Pour ma part, j’ai découvert Stéphane TAMAILLON au travers du premier opus de la série Cinémonstres avec La créature du lagon maudit, illustrée avec talent par Laurent AUDOUIN.

Sarbacane (c)
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Un coup de coeur ! Et notamment pour le style, le ton, le jeu sur les mots et la naissance de tous ces nouveaux mots-valises sortant si naturellement de la bouche de ses personnages. Un coup de coeur pour « parfai-xcellent » et  « crét-imbécile », ça va rester !

À l’approche de la sortie du prochain tome, Menace d’outre-espace (fin août) aux Editions Sarbacane, la Licorne à Lunettes a eu le privilège d’interviewer cet auteur qui est aussi professeur d’histoire-géographie près de Poitiers. Un prof d’histoire qui écrit des histoires en jonglant aussi adroitement avec les mots, forcément ça titille ma curiosité…

C. Furet (c)
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– La Licorne à Lunettes : Vous écrivez pour la Jeunesse et déjà certains petits lecteurs ont déjà dû vous placer dans leur Top. Mais, vous, quel a été votre livre d’enfance préféré ?

faucon denicheStéphane TAMAILLON : « Le faucon déniché » de Jean-Côme Noguès. L’histoire m’avait tellement parlé que j’ai nourri pendant une partie de mon enfance une passion pour les oiseaux de proie. J’avais même acheté un guide sur les oiseaux pour apprendre à les différencier. C’est durant la même période que j’ai découvert le film « Kes » de Ken Loach sur une thématique similaire.

– La Licorne à Lunettes : Formidadmirable ! Grâce à vous j’ai découvert un nouveau livre, un grand merci, c’est un beau cadeau. La jolie histoire de Martin et de son rapace, aventure secrète se passant au Moyen-Age…

Ambiance Flashback maintenant, dites-nous un peu qui vous lisait une histoire le soir et quel souvenir en gardez-vous ?

Stéphane TAMAILLON : Le souvenir le plus précis est celui de ma mère, qui je contraignais à me lire des bandes dessinées alors qu’elle n’était pas vraiment fan de ce média. Elle a toujours préféré les romans. C’est elle qui m’a transmis ma passion pour la lecture. Je piochais dans sa bibliothèque des livres qui n’étaient pas toujours de mon âge, comme « Les dents de la mer » de Peter Benchley ou « la petite fille au bout du chemin » de Laird Koening.Folio

– La Licorne à Lunettes : Un petit match (c’est de saison…), Petit Prince ou Petit Nicolas ?  Tintin ou Oui-Oui ? Charlie à la Chocolaterie ou Le Petit Poucet ? Quel a été votre héros ou héroïne préféré(e) et pourquoi ?

Stéphane TAMAILLON : « Le petit Nicolas », sans hésiter. J’adorais ses aventures et les dessins de Sempé. C’est d’ailleurs toujours le cas. « Tintin » a été mon premier choc littéraire. Je suis un grand fan, autant de la narration que de la fluidité du dessin de Hergé. Une passion partagée avec Laurent Audouin d’ailleurs. « Le Petit Poucet » est associé à un souvenir d’enfance, celui de ma maîtresse de CP qui nous lisait, à mes camarades et à moi, des contes de Perrault, mais aussi des frères Grimm et de Andersen.

Le_Naufrage_des_etoiles_Les_Conquerants_de_l_impossible_tome– La Licorne à Lunettes : Que de souvenirs précile secret de la licornes ! J’imagine très bien le Capitane Haddock débarquer dans le jardin du Petit Nicolas et faire la morale à M. Blédur !
Question piège maintenant, vous souvenez-vous du
 premier livre que vous avez lu seul et en entier ?

Stéphane TAMAILLON : Sans doute un « Tintin », mais j’avoue que je n’ai pas de souvenir précis. Je me souviens d’un « Oui-Oui » dans la bibliothèque rose et des « Conquérants de l’Impossible », dans la verte.

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– La Licorne à Lunettes : Justement, avez-vous gardé une expression d’un de ces personnages d’enfance ? Comme « Bachibouzouk » ou « un rien chouette » ?

Stéphane TAMAILLON : « Je dirais même plus », des Dupondt.

– Minute Frisson : enfant, la nuit, caché sous les draps, une lampe de poche, le silence. Quel est ce livre que vous étiez en train de lire ? 

Stéphane TAMAILLON : « Cujo » de Stephen King quand j’avais 12 ans. La naissance de mon goût pour l’œuvre de Stephen King.

école des loisirs (c)
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– La Licorne à Lunettes : BBBRRRR j’en ai froid dans le dos. Rassurez-moi, quand vous lisez le soir à des enfants, ce n’est pas ce genre de thriller ? Un titre qui a fait l’unanimité ? 

Stéphane TAMAILLON : « Au lit petit monstre », de Mario Ramos.

– La Licorne à Lunettes : Oh oui, très bon choix, je viens de le relire. On a tous un peu de monstritude en nous… Un livre idéal pour faciliter les fins de journée aux parents 🙂 Justement, quel est le livre que vous avez aimé petit et que vous avez ensuite racheté pour des proches ?

contes chat percheStéphane TAMAILLON : « Les Contes du chat perché », de Marcel Aymé. Une véritable madeleine de Proust, qui me replonge instantanément en enfance. J’ai racheté le livre pour mon fils de 10 ans.

– La Licorne à Lunettes : Encore une fois, un titre fondateur qui nous ramène tous directement à notre propre enfance. Mon édition datant de 1978 est toujours dans ma bibliothèque.

On connait maintenant un peu plus votre côté « lecteur », revenons sur « l’auteur ». Y a-t-il un écraivain, un libraire, une bibliothécaire, un professeur qui a déclenché chez vous le goût de l’écriture ? Et si oui, pourquoi ?

Stéphane TAMAILLON : Ils sont nombreux, c’est impossible de les citer tous : Hergé, Stephen King, Moebius, Jules Verne, Philippe Ebly, Arthur Conan Doyle, Ray Bradbury, Edgard P. Jacobs, Jack London, Robert Silverberg, Jack Kirby…

– La Licorne à Lunettes : Je vois que vous pourriez nous parler des heures de vos auteurs fétiches, et ce sont de hautes pointures. Un trait commun m’apparaît : l’imaginaire et le voyage, qu’il soit dans le temps, dans l’espace ou au coeur des peurs les plus profondes de l’être.

Sarbacane (c)
Sarbacane (c)

Revenons à votre actualité, le prochain Cinémonstres, menace d’outre-espace paraitra fin août, un petit scoop sur un trait de caractère d’un personnage ou une anecdote du travail d’écriture ?

Stéphane TAMAILLON : Dans cette nouvelle aventure, vous allez, entre autres, découvrir le colonel Stan O’Attention, qui est sans doute le plus grand fan connu du père de Brooks, le réalisateur Harry Hausen. Pour l’anecdote, son nom vient de l’expression anglaise « stand to attention » que l’on peut traduire par notre « garde-à-vous » national.

Sarbacane (c)
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Un grand merci à Stéphane TAMAILLON pour toutes ces confidences qui vous auront, j’en suis sûre, Tonnerre d’une Licorne, donné envie de lire ses ouvrages, et de lire tout court.
À suivre…

 

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Un commentaire

  1. eh bien, je comprends pourquoi le choix de la Licorne comme fétiche: elle est magique pour stéphane et moi…. Merci beaucoup pour ces interviews et j’adore l’esprit !!

     

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