Nora

(c) LM

En un mot : INDISPENSABLE !

Entrevue sur le stand des Editions de la Gouttière lors du dernier SLPJ, la couverture de ce livre m’a littéralement attirée, de manière magnétique.

Une fenêtre éclairée comme une porte ouverte entre deux mondes, celui d’une enfant qui rêve et l’autre monde, l’ailleurs, le bonheur ?

J’ai ouvert cette porte et j’ai fait la connaissance de Nora.

1975 : un été un peu chaud, une voiture sur une route de campagne. Les parents de Nora déménagent. Pour simplifier les choses, la petite fille est confiée à son oncle Lucien, agriculteur. Mais voilà, Nora n’est pas contente, elle boude. Projetée contre sa volonté dans cet univers étrange, brut et inquiétant, Nora s’enferme tout d’abord dans le silence de sa colère.

Vexée d’être un peu abandonnée, elle s’éloigne de la ferme sur un coup de tête et découvre un grand arbre. Un refuge tout d’abord au coeur duquel elle se cache, elle et sa tristesse, se recréant ainsi un univers sécurisant avec la petite chatte qui va bientôt avoir des chatons.

Un perchoir enfin d’où elle peut voir les alentours, dans un sentiment de plénitude, et qui lui permet d’observer une silhouette intrigante : une vielle dame seule attend sur un banc. Et cela, tous les jours.

Cette situation étrange plonge Nora dans une série de questions, lui faisant oublier la raison de sa bouderie et lui donnant un prétexte pour s’échapper, chaque jour. Qu’attend donc cette petite mamie ? Pourquoi est-elle seule ?

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Alexandrin ou L’art de faire des vers à pied

Une jolie rencontre encore une fois… Au détour d’une table présentant quelques nouveautés à la Médiathèque Marguerite Yourcenar (Paris 15e, ehhh oui je suis une grande voyageuse… 😉 ), mon regard tombe sur ce personnage intrigant.

Un profil cyranesque (si, si, j’ai le droit, si je veux), ce rouge-gorge attentif posé sur cette épaule fatiguée, compagnon de route et d’infortune semble-t-il. Et ce doigt pressant une sonnette… L’action semble comme figée et pourtant j’entends presque le ding dong…

Un titre flamboyant présentant en un mot l’homme et son art… « L’art de faire des vers à pied »… Forcément, j’ai eu envie de pousser la porte de cette histoire… Et j’ai bien fait.

Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes, arpentant les chemins et les villes, de terre ou de bitume, par vent et par la pluie, sans me taire et sans amertume, je survis en proposant ma poésie.

Poète ambulant, Alexandrin survit en faisant commerce des vers qu’il compose. Grand échalat au style aristo et sans le sou, il sonne aux portes, parfois chanceux d’une piécette, parfois chassé d’un coup de pied. Une vie qui ne rime à rien bien qu’il ne puisse pas faire autrement que parler en vers, même pour lui-même.

La chronique d’un vagabond au destin ordinaire ?

Sur sa route chaotique pour survivre, il croise Kévin, un jeune garçon qui vient de fuir sa famille. La faim rapproche les deux vagabonds, puis le dialogue commence, les mots de l’un tentent de soigner les maux de l’autre, ils s’apprivoisent. Une amitié nait doucement : Alexandrin décide d’initier ce jeune fugueur aux arts de la poésie et de la débrouille.

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Les secrets de Brune – L’amie parfaite

(c) Sarbacane

Tout d’abord c’est le titre qui m’a intrigué, attiré. Forcément, les secrets d’une Brune (même si elle n’est pas du Lac), cela m’interpelle en tant qu’obscure chevelue que je suis.

Et puis les premiers croquis m’ont séduit et emportée, en douceur et gravité, dans l’univers instable de cette adolescente, qui se cherche.

Une ado, pensive, un brin lascive, un peu à la dérive, vaporeuse… rêveuse. 

Brune change de collège pour une autre vie, choisie, enfin presque. La peur de l’inconnu, bien sûr, mais également l’envie de la découverte la tiraille. Partagée entre l’attirance vers ces autres, ces mêmes autres qu’elle, qui lui ressemblent quelque part et le désir de se pelotonner, de se cacher, au fond des couettes, loin sous les draps, coupée de la réalité si dure et si rêche. Une amitié parfaite, cela existe ?

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Ecumes

(c) Steinkis
(c) Steinkis

Il y a des livres avec lesquels on a rendez-vous, comme une évidence, des chemins qui doivent se croiser, des histoires qui doivent se confronter. Un sujet qui résonne particulièrement profondément.

J’attendais avec impatience son arrivée et pourtant j’appréhendais la rencontre. Serais-je à la hauteur de cette histoire, de ce terrible et déchirant cri de douleur, de cette si violente coupure d’oxygène, de cette troublante et si émouvante confidence ? 

Elles s’aiment et après des années d’attente, d’espoir et de désespoir, un bébé est annoncé. Mais la grossesse est compliquée et le pire arrive.

Les contrastes de la couverture m’avaient déjà fortement touchés. Le silence, tout d’abord, de cette barque terriblement immobile, cette silhouette stoppée dans l’élan, comme un arrêt sur image forcé pour suspendre le temps. Et puis, le vacarme assourdissant des flots et des vents contraires qui monte crescendo, comme une tempête qui gronde, un voyage chaotique vers un horizon semblant inatteignable. Magnétique. Au centre du tableau, la fragilité d’une vie qui peut basculer. Et pourtant cette lumière vive, ce vert intense, comme une aube, l’espoir d’un temps plus clément…

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Les Qui Quoi et le bonhomme de neige qui ne voulait pas fondre

(c) Actes Sud Junior
(c) Actes Sud Junior

Dis Monsieur Rivelaygue-Tallec, tu peux en fabriquer encore des super histoires de copains un peu déjantés, parce que j’adore tout plein, mes zygomatiques deviennent tout dingo quand je lis ? 

Et voilà, je viens de finir le 3e opus de la collection « Les QuiQuoi » et maintenant je fais quoi, moi ? J’EN VEUX ENCORE ! J’ADORE !

Après « la maison qui n’en finissait pas de grandir » et « l’étrange sorcière tombée du ciel », revoilà notre bande de joyeux copains Boulard et son casque, Mixo le lapin à lunettes, Pamela l’oursonne à bonnet, Pétole la terreur et Raoul le froussard, embarqués dans une nouvelle aventure loufoque.

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