par la forêt / par le lac

(c) Rouergue

Un grand coup de coeur pour ces deux nouvelles en miroir pleine de poésie et de profondeur. L’écriture est fluide, comme une respiration, invitant à la méditation, et happant le lecteur de façon magnétique, comme une voix intérieure.

Choisir de prendre le chemin de la forêt ou celle du lac…  qu’importe, la route mène au même endroit : cette magique et mystique Colline aux Lézards.

En quelques lignes, le voyage commence auprès de ce jeune garçon amérindien dont la quête est de voir naître le printemps, d’assister au réveil du soleil, une tâche quasi sacrée confiée aux hommes du village.

Et sur sa route, à travers la forêt ou via le lac gelé, il va croiser l’oiseau et le coyote, deux rencontres qui le pousse à s’interroger sur l’essentiel. Les bruits et les silences de la nature l’accompagnent dans sa quête.

Un écho aux croyances animistes, à la force animale de cette nature qui peut donner la vie comme la reprendre en un instant, le temps d’un vol d’oiseau, d’un regard de coyote apeuré, d’un murmure d’arbre ou d’une fissure dans la surface gelée du lac.

Un beau labyrinthe où la surprise n’est pas la où on l’attend.

« À la fin de l’hiver, un jeune Indien décide de marcher jusqu’au sommet de la Colline aux Lézards. Quel chemin va-t-il prendre ? Celui qui passe par la forêt ou par le lac ? Deux chemins pour deux aventures où la nature et les animaux réservent bien des surprises à l’apprenti chasseur. »

Auteur : Alex COUSSEAU
Editeur : Editions du Rouergue – Collection Boomerang – 64 pages – 6,50 euros
Année : Janvier 2019

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Petite

On devrait toujours lire un peu de Jo Hoestlandt avant de se coucher… C’est bon se réchauffer le coeur.

C’est l’histoire d’une petite fille éprise de liberté, qui en classe, demande à l’autrice quelle est sa lettre préférée.

Jamais personne ne m’avait demandé cela, et pourtant, c’était une vraie question, pour un écrivain !

Est-ce le O ? Comme un cercle autour des gens qu’on aime tenir embrassés ? Ou bien un C ? Comme un bras posé sur l’épaule moins serré, qui ne l’empêche pas de partir ?

Une histoire contée par Jo Hoestlandt lors des premières assises de la littérature jeunesse et qui m’avait cueilli par sa poésie et sa justesse, au fond du cœur.

« On ne retient jamais ceux qu’on aime en les enfermant, fût-ce dans des bras aimants. »

Une deuxième nouvelle au dos : Les Nivuniconnus 

Des étrangers, arrivés dans une caravane. On ne savait d’où ils venaient. Jusqu’ici, on ne leur avait guère prêté attention. Mais là, les gens commencèrent à se poser des questions.

Deux magnifiques et émouvants récits, portés par la plume sensible et unique de Jo Hoestlandt, pour parler de l’acceptation des différences, de la culture des gens du voyages et du vivre ensemble. 

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