Falalalala

Hep, psttt, toi là-bas ! As-tu fait ta lettre au Père Noël ? Pas encore ? Trop tôt ? Je ne crois pas, mon ami.e. Il n’est jamais trop tôt pour faire une lettre au Père Noël de la Vie ! Car c’est exactement ce que le dernier roman Falalalala de Emilie Chazerand me donne envie de faire, une fois la dernière page tournée. (Non mais ce titre !! Non mais cette couverture !! Non mais cette écriture de ouf !! Non mais merci de tout ça !! Non mais cours acheter ce livre !!) 

Car ce livre est une ode à la vie, à profiter de chaque seconde, de ceux qu’on aime, nos proches et nos moins proches, ceux qui arrivent et ceux qui partent. Et tout ça dans une explosion de rebondissements désopilant-émotionnants totalement jouissifs (si, si). En un mot : « Fantastibuleux » !

Alors voilà, oui, ce roman est de toute beauté et de grande nécessité ! Nom d’un Bredele, j’ai savouré chaque friandise mises en mots par la fabuleuse Dame Emilie. Et ce fut un régulier lâché de commentaires vocaux pour mon entourage (famille et/ou baignoire) pendant ma lecture : des « nooon, mais elle ose, c’est trop bon » fourrés d’éclats de rire, des « oh mais oui » fulgurants au rythme de chaque punchline feudartifiesque et des « eh beh c’est malin tiens » aux lèvres serrées et menton tremblotant, touchée par une émotion brute qui m’a serré le coeur.

On ne peut pas résumer l’histoire en quelques lignes (parce qu’il faut courir acheter ce roman pour le dévorer, on te dit !) mais on peut t’allécher, lectrice, lecteur… Car tu vas vivre des émotions fortes aux-côtés de la famille Tannenbaum, et tout particulièrement de Richard, 19 ans, seul « grand » d’une famille composée de « petites » personnes aux tempéraments « XXL » avec en tête de liste, Bettina, Fritzi, Katinka, Zella, Leni, Herta et… Ludovika ! Accroche-toi, car c’est parti pour plus de 400 pages de folies montagnerussiennes auprès de gens normalement bizarres et bizarrement normaux. Alors préviens ton coeur (et tes zygomatiques), ça va secouer chéri.e.s !

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Formica

Bon dimanche ! Et bon appétit bien sûr !

Encore une fois FabCaro excelle dans l’art de disséquer le genre humain, dans toute son absurdité et sa médiocrité.
Qui n’a pas eu l’occasion de vivre un déjeuner dominical en famille risque-t-il de passer à côté de cet humour corrosif ? Quel nenni ! Car avant tout FabCaro parle de nous, de toi, de lui, d’elle, de l’humain qui est en toi, dans toute sa bêtise et son incongruité. Et cette satire nous tire des fou rires incroyables, parfois acides car plein de souvenirs, parfois francs et cathartiques car rire de nous est une source de santé mentale finalement, et c’est bon de rire Ah Ah, oui c’est bon de rire parfois.
À table, la panique monte car aucun sujet de conversation ne vient, et le silence convoque le pire. Et le pire appelle le délire, et le délire engendre le no-limit, un lâcher-prise complet. Et cette folie douce dans laquelle sombre les personnages de cette tragédie neo-antique nous entraîne loin. C’est jubilatoire ! C’est sain.

Un cocktail déjanté mêlant l’ubris des MontyPython, le nimportnawak des Nuls, l’exubérance de Buster Keaton, l’irrévérence de Pierre Desproges tricoté avec délice et brio par un FabCaro déchaîné. Unique !

Tout est possible, et chaque détail est croqué avec perspicacité : un huis clos explosif où tout part en vrille en quelques minutes, pour notre plus grand plaisir.
Après Le discours, qui rappelle la même unité de lieu et de temps (un repas en famille), ce Formica, tragédie sarcastique en 3 actes, va vous tirer les larmes… de rire, évidement.

Ô merci à toi troubadour du croquis ubuesque ! Merci pour ce moment de pur extravagance désopilante !
Merci pour faire naître ces petits bijoux surréalistes, je me sens moins seule dans l’univers de savoir qu’on peut rire ainsi ensemble. Coeur avec les doigts, tous les doigts.

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La Société des Pépés à Adopter

ÉMILIE CHAZERAND JE TE AIME TROP, TU ME DÉSOPILES GRAVE !

À lire de toute urgence, vos zygomatiques me diront merci ! Voici donc LA SOCIÉTÉ DES PÉPÉS À ADOPTER de la truculente fabricante de bonheur en pages, l’irrévéren-délicieuse Emilie Chazerand et de sa complice au coup de crayon bien barré qui te croque une brochette de personnages gratinés, la magistrale Joelle Dreidemy. Le tout concocté sous la houlette flamboyante du sarbacanien Tibo Berard

Prête, prêt pour le fatal pitch ? C’est parti :  « Sérieuse Dauphin est une enfant délaissée mais ultra-gâtée par des parents super riches mais super absents. Il n’y a qu’une chose qu’ils n’ont pas pensé à lui offrir : un pépé. Alors Sérieuse veut un pépé. C’est là sa dernière lubie, son caprice absolu. Heureusement pour elle, la Société des Pépés à Adopter a exactement ce dont elle rêve. »

Alors…

Merci pour ces moments de rires explosifs qui surgissent à toutes les pages,

Merci pour le regard illuminé (parfois halluciné) de ma fille m’écoutant lire à haute voix les élucubrations de Sérieuse et de son vieux fripon frippé d’Aimé Durillon, et leurs dommages collatéraux alentour,

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Cette année j’ai cantine !

« Ok c’est la rentrée, mais quoi, qu’est-ce que j’entends : il faut que j’aille manger à la cantine maintenant ? Parce que je suis un grand ? Mouais, ça sent l’entourloupe ça… Mes parents ne voudraient-ils pas se débarrasser de moi ? Parce que je sais ce que l’on raconte sur le réfectoire, c’est L’HORRRREURRRRRR !

Vous tremblez, vous aussi ?  »

Mais bon, le jeune brin de garçon – héros de ce délicieux et très digeste album – n’est pas un dégonflé, il va accepter sa nouvelle mission : combattre le « monstre mythologique » CANTINOZAURUS TERRIFICUS (ben la cantine quoi…)

Au fil des pages, notre petit aventurier imagine qu’il va être confronté à toutes les pires situations possibles, tout droit véhiculées par un certain imaginaire collectif : on est enfermés dans une salle sombre, on doit avaler des serpents bouillis, on vous force à vider les assiettes, on mange des gratins d’animaux tout bizarre (du dauphin en gratin, oui oui, du gratin dauphinois exactement… terrible)…

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Abécébêtes

C’est la rentrée ? Ah oui, il parait… Et tu les connais, toi, toutes les lettres ? Ben, chaipu si y en 22 comme la police, 25 comme l’âge de ma Maminouille ou 32 comme les dents. MEUHNON, Y EN A 26 VOYONS !

Bon, on va réviser ! Et pour ce faire, rien de mieux que ce GRAND Abécédaire très orignal (non ça c’est l’animal !)… euh original où l’on va découvrir des bébêtes un peu extravagantes et particulièrement drôles.

Totalement fan du style des illustrations de Maître Tallec qui nous plongent ici dans un univers loufoque hilarant !

Le format est vraiment GRAND, on a envie de sauter dans les planches de couleurs comme Mary Poppins et de se retrouver auprès des dindons dodelinant pour une danse délurée, de klaxonner avec le kangourou en képi et kimono, de papoter avec des pandas en pantoufles, de yoyoter avec le yucca en yiddish dans sa yourte…

Un super album désopilant pour apprendre des lettres, des mots en famille tout en s’amusant. Ça donne très envie de créer ses propres pages en partant d’une lettre, Chiche ? Fous-rire garantis ! 

Totalement indispensable ! Rendez vous le 4 septembre dans vos librairies.

Merci aux éditions Actes Sud Junior pour cet envoi qui a ravi mes yeux et mes zygomatiques !

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