Moins qu’hier (plus que demain)

(c) fabcaro

Vous avez aimé « Si l’amour c’était aimer » ? Et bien, c’est reparti pour un tour de dézinguage de la vie conjugale façon  humour noir et dialogues absurdes avec cette nouvelle BD, qui inaugure une nouvelle collection : GlénARRRG ! Jubilatoire !

Une soixantaine de planches à l’encre noir rehaussée de touches d’aquarelle pour donner le ton : six cases représentant une situation de vie quotidienne entre un homme et une femme, et un dialogue improbable (ou au contraire, très très probable et c’est là tout le ressort drolatique).

C’est noir, c’est grinçant, c’est méchant, c’est irrésistible ! Du Rhâaaa lovely de Gotlib époque moderne imbibé d’humour anglais satirique 😉

« Acceptez-vous d’être débordés par les tâches du quotidien ? D’aller déjeuner chez vos beaux-parents chaque premier dimanche du mois ? De mettre une liste sur le frigo pour savoir qui fait quoi dans la maison ? Et d’avoir des idées divergentes sur l’éducation de vos enfants ? Alors félicitations, vous voici unis par les liens d’un mariage précaire et conflictuel ! »

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Le Journal de Gurty – Printemps de chien (T.4)

Y a d’la joie, bonjour bonjour les hirondelles, y a d’la joie, par dessus les bois, euh les toits…

Oui, euh pardon, ui, c’est le printemps ! Et ça se sent ! Une nouvelle aventure de Gurty vient d’arriver !

La campagne, les vacances, c’est la quête du calme, non ?

Et bien, pas facile de siroter une bonne gamelle de tranquillité quand on se retrouve au milieu d’une guerre explosive entre voisins. Ouais, c’est trop de la bouse !

Ces humains et leurs invraisemblables lubies continuent d’hérisser les poils de Gurty et ses amis à quatre pattes (et plus si affinités).

Imaginez un peu : la famille Caboufigues (les humains de ce traître félin, Tête de Fesses, le bien nommé) ont décidé de raser les arbres de leur terrain pour… une sinistre histoire de haut débit ?

Haut débit d’âneries, non ! 

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Je n’aime pas Koala

(c) Alice

Un doudou, c’est personnel. C’est comme une brosse à dents, ça ne se prête pas.

Et l’amour pour un doudou, quel qu’il soit, petit ou gros, doux ou pelé, croquignouski ou gerbibeurk, ça ne s’explique pas. L’amour est aveugle, non ?

Et vous ?

Rappelez-vous, ce doudou machouillé que vous avez trainé de pièce en pièce, que vous avez caché dans votre cartable à l’école primaire, oui, celui-là. Celui que vous avez planqué sous le lit quand votre amoureux est venu écouter de la musique chez vous… Vous voyez bien de quoi je parle : ce petit morceau de vous qui a construit votre enfance… Mieux qu’un doudou, c’était un ami.

Bref. 

Et bien, Adam, lui, c’est tout le contraire ! Il n’aime pas cette peluche Koala ! Non mais sans blague, vous avez vu ce trucmuche épouvantable ? Adam n’a pas confiance, ce koala est louche. Regardez ses yeux déjà… Il ne louche pas mais Adam le sent bien, Koala l’épie où qu’il aille. Il lui a même chipé son goûter. Mais personne ne le croit ! Les adultes ne le comprennent pas. 

Tous les soirs, avant d’aller au lit, Adam suit le même rituel : il prend son bain, il enfile son pyjama, il se brosse les dents… et il essaye de se débarrasser de Koala.

Chaque jour, il tente bien les stratagèmes les plus fous pour l’éloigner, mais quoi qu’il fasse, il se retrouve collé à cette bestiole effrayante à la fourrure hirsute. Ça ne peut pas durer !

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Cheval de courses

Cheval de courses, courses à pied, pied à terre… Dès la couverture, la ritournelle revient et j’ai 7 ans… Mais la surprise est un rien plus chouette une fois les premières pages découvertes…

Ah, les jeux de mollets, on nem ça, même hors d’Asie ! Bon, ok, c’est peu cher comme dirait mon cousin de Marseille. Tout le monde n’a pas le talent d’Aurore Petit pour se jouer de la langue française et faire naître sous nos yeux le trait d’humour brillant qui allume la petite lumière à notre dernier étage. Ah, mais oui ! Bien sûr !

Un « Cheval de courses « (au supermarché), une « Femme enceinte » (littéralement ventriloque), un « banc de poissons » (façon Jardin du Luxembourg), une « boîte de nuit » (où les notes de musique sont bien conservées), un « cou(p)s de foudre » (à vous faire perdre la tête)… tout s’éclaire spontanément, comme une évidence. Si je vous dis « Dents de Lait » maintenant, nous la voyez la bobine effrayante de ce « pas-beau » aux quenottes de travers ?

Le système est très simple et surtout très malin : mettre en relation mots et images mais en détournant les expressions courantes et en leur associant une image construite à partir d’un sens littéral ou d’un homophone. Que notre langue est riche et si vivante ! Quelle chance !

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Le Génie de la lampe de poche

« Je m’appelle Vladimir Poulain, j’ai dix ans et je m’apprête à vivre l’été le plus atroce de toute ma vie ». Dès la première ligne, le ton est donné.

Les Vacances de la Comtesse de Ségur, vous voyez ? Classique.

Les Vacances du Petit Nicolas, vous connaissez ? Grand classique.

Les Jolies Colonies de Vacances de Pierre Perret ? Kolossal Klassik !

Et bien celles de Vladimir Poulain… Ça n’a rien à voir !

Jeune garçon intelligent (croisement improbable du Petit Nicolas pour ses réflexions personnelles et d’Agnan pour le look lunettes avec un petit soupçon de Harry Potter), Vlamidir se retrouve propulsé malgré lui dans une galère estivale : Le Camps de vacances « La joie dans les bois ».

Pas d’Hôtel Beau-Rivage, mais un vieux campement coincé entre l’autoroute, l’abattoir et la station d’épuration. Hmmm, du glamour glaglatant d’horreur…

Pas de Monsieur Mouchabière mais un certain Nicolas Fontanelle, le directeur psychopathe de la colonie complètement barré et tyranique (sans doute le fils caché d’Hannibal Lecter et d’Harley Quinn).

QUOI, UNE COLO ? MAIS JE PORTE DES LUNETTES, JE NE PEUX PAS (aurait pu répondre Vladimou). Une colo, le cauchemar de tout enfant introverti non ? Siiiiiiiiiiiii !!! Et c’est sa gentille maman chérie qui lui a réservé cette petite surprise ? Une punition oui !

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