Je n’aime pas Koala

(c) Alice

Un doudou, c’est personnel. C’est comme une brosse à dents, ça ne se prête pas.

Et l’amour pour un doudou, quel qu’il soit, petit ou gros, doux ou pelé, croquignouski ou gerbibeurk, ça ne s’explique pas. L’amour est aveugle, non ?

Et vous ?

Rappelez-vous, ce doudou machouillé que vous avez trainé de pièce en pièce, que vous avez caché dans votre cartable à l’école primaire, oui, celui-là. Celui que vous avez planqué sous le lit quand votre amoureux est venu écouter de la musique chez vous… Vous voyez bien de quoi je parle : ce petit morceau de vous qui a construit votre enfance… Mieux qu’un doudou, c’était un ami.

Bref. 

Et bien, Adam, lui, c’est tout le contraire ! Il n’aime pas cette peluche Koala ! Non mais sans blague, vous avez vu ce trucmuche épouvantable ? Adam n’a pas confiance, ce koala est louche. Regardez ses yeux déjà… Il ne louche pas mais Adam le sent bien, Koala l’épie où qu’il aille. Il lui a même chipé son goûter. Mais personne ne le croit ! Les adultes ne le comprennent pas. 

Tous les soirs, avant d’aller au lit, Adam suit le même rituel : il prend son bain, il enfile son pyjama, il se brosse les dents… et il essaye de se débarrasser de Koala.

Chaque jour, il tente bien les stratagèmes les plus fous pour l’éloigner, mais quoi qu’il fasse, il se retrouve collé à cette bestiole effrayante à la fourrure hirsute. Ça ne peut pas durer !

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Cheval de courses

Cheval de courses, courses à pied, pied à terre… Dès la couverture, la ritournelle revient et j’ai 7 ans… Mais la surprise est un rien plus chouette une fois les premières pages découvertes…

Ah, les jeux de mollets, on nem ça, même hors d’Asie ! Bon, ok, c’est peu cher comme dirait mon cousin de Marseille. Tout le monde n’a pas le talent d’Aurore Petit pour se jouer de la langue française et faire naître sous nos yeux le trait d’humour brillant qui allume la petite lumière à notre dernier étage. Ah, mais oui ! Bien sûr !

Un « Cheval de courses « (au supermarché), une « Femme enceinte » (littéralement ventriloque), un « banc de poissons » (façon Jardin du Luxembourg), une « boîte de nuit » (où les notes de musique sont bien conservées), un « cou(p)s de foudre » (à vous faire perdre la tête)… tout s’éclaire spontanément, comme une évidence. Si je vous dis « Dents de Lait » maintenant, nous la voyez la bobine effrayante de ce « pas-beau » aux quenottes de travers ?

Le système est très simple et surtout très malin : mettre en relation mots et images mais en détournant les expressions courantes et en leur associant une image construite à partir d’un sens littéral ou d’un homophone. Que notre langue est riche et si vivante ! Quelle chance !

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Le Génie de la lampe de poche

« Je m’appelle Vladimir Poulain, j’ai dix ans et je m’apprête à vivre l’été le plus atroce de toute ma vie ». Dès la première ligne, le ton est donné.

Les Vacances de la Comtesse de Ségur, vous voyez ? Classique.

Les Vacances du Petit Nicolas, vous connaissez ? Grand classique.

Les Jolies Colonies de Vacances de Pierre Perret ? Kolossal Klassik !

Et bien celles de Vladimir Poulain… Ça n’a rien à voir !

Jeune garçon intelligent (croisement improbable du Petit Nicolas pour ses réflexions personnelles et d’Agnan pour le look lunettes avec un petit soupçon de Harry Potter), Vlamidir se retrouve propulsé malgré lui dans une galère estivale : Le Camps de vacances « La joie dans les bois ».

Pas d’Hôtel Beau-Rivage, mais un vieux campement coincé entre l’autoroute, l’abattoir et la station d’épuration. Hmmm, du glamour glaglatant d’horreur…

Pas de Monsieur Mouchabière mais un certain Nicolas Fontanelle, le directeur psychopathe de la colonie complètement barré et tyranique (sans doute le fils caché d’Hannibal Lecter et d’Harley Quinn).

QUOI, UNE COLO ? MAIS JE PORTE DES LUNETTES, JE NE PEUX PAS (aurait pu répondre Vladimou). Une colo, le cauchemar de tout enfant introverti non ? Siiiiiiiiiiiii !!! Et c’est sa gentille maman chérie qui lui a réservé cette petite surprise ? Une punition oui !

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Le Journal de Gurty – (T. 1)

Rien qu’au regard de votre gentil petit toutou, vous avez l’impression qu’il veut vous exprimer quelque chose ? Une odeur de poulet grillé et ses moustaches frétillent ? Le son des cigales sonne pour lui comme l’heure de la balade ? Vous vous appelez Gaspard, vous aimez prendre le train et vous êtes le roi du CACAmouflage dans les couches d’enfants ? Alors, méfiez-vous, vous vivez peut-être avec Gurty, cette petite boule de poil libre comme l’air et capable des pires bêtises.

J’ai été curieuse, j’ai voulu connaître Gurty.

Parmi les répliques qui m’ont bien fait extraglousser dans mon bain (oui, j’ai lu ce roman dans mon bain, et alors, M. Pennac il a dit qu’on peut lire où on veut d’abord, na !), je note ces friandises qui vont entrer dans mon panthéon des punchlines efficaces : – « La queue des chiens en dit long même quand elle est courte ».

– « Ouvre ta gueule et ferme ta bouche. »
– « C’est alors… qu’il ne s’est rien passé. »

et enfin : « Quel bonheur ! Y a pas à dire, être heureux, ça fait plaisir. » Petit coups de coeur personnel pour le chat Tête de Fesses, le bien nommé, qui m’a fait penser à quelques uns de mes congénères, comme quoi… Et à la douce Fleur des champs, spécimen un brin déjanté comme chienne, tout droit sortie d’un cartoon.

Une chronique estivale en Provence vue à hauteur de (truffe et de derrière de) chien, au jour le jour, entre la Saint Glinglin et la Saint Perlipopet. Attention Chien Pas Méchant mais Crottes Nucléaires ! Scatophobe s’abstenir 🙂

Tome 2 : « Parée pour l »hiver » ou comment dézinguer une rivale (Gaspard est SON humain, non mais)

Tome 3 : « Marrons à gogo » sur une sombre histoire automnale de kdnapping animal… Tête de Fesses va passer un sale quart d’heure on dirait…

Auteur : Bertrand SANTINI
Edition : Sarbacane – Collection Pepix – 144 pages  – 9,90  euros
Année : Mai 2015

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Grizzli et moi

(c) Rouergue

Humm, humm, il était une fois l’histoire d’une chaussette et d’un chat ? Euh, comment dire ? Vous êtes sûr du sujet car, bon, voilà, c’est pas trop punchy sexy comme entrée en matière, non ? Ok, les aventures d’un chat avec des bottes, ça a bien marché, j’avoue. 

Ah mais voilà, cette chaussette n’est pas une chaussette comme les autres. Orpheline suite à une sombre histoire de machine qui n’a pas bien tourné, Dorothée a décidé de tout dire sur son ami Grizzli, de narrer ses péripéties au quotidien, des plus futiles aux plus risibles, avec flegme et fil-osophie (normal quand on est une chaussette).

Une chaussette éthologue, équipé d’un sens de l’observation bien aiguisé, doté d’un sens de l’humour subtil très analytique, et qui a décidé de prendre la parole ? Ok, je fonce ! 

Moi, Dorothée, chaussette rayée rouge et blanche, molle mais libre, je suis ici pour parler de son quotidien, ses exploits (quand il y en a), ses doutes, ses hésitations et ses échecs (il y en a beaucoup). Ce livre est un monument à la gloire de mon ami Grizzli…miaou !

Voilà, le tableau est dressé et c’est une plongée directe dans l’univers surréaliste de ces deux inséparables. Douze moments de vie improbables d’un chat mou, un peu déjanté, relatés par sa fidèle chaussette : comment choisir un prénom en baillant, l’étonnante tactique d’ouverture de porte avec ou sans clé (peut être douloureux), survivre chez le vétérinaire en compagnie d’un appareil à raclette, le combat ubuesque mais tellement cinématographique contre un parapluie (je ne vous dis pas qui sortira gagnant), voyager en enveloppe, la riposte du ninja face à l’attaque fourbe d’une feuille d’arbre extra-terrestre, savoir passer du mode paillasson au mode furtif sans briser la porcelaine mais aussi merguez, sieste et philosophie !… JU-BI-LA-TOIRE !

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