Me fais pas rire !

Non mais quelle couverture ! Et quel titre ! Tout invite à tourner les pages pour découvrir pourquoi ces deux armures tapent la discute au coeur d’une salle de musée.

La raison de leur dialogue : l’arrivée d’une nouvelle armure auprès d’eux, qui va être installée au fur et à mesure, au fil des double pages.

Et c’est parti pour une série de railleries, de quolibets de tout acabit envers cette pauvre carcasse métallique en reconstruction. Le nouveau dérange les deux compères, il gêne leur complicité, et surtout il est si ridicule : à chaque morceau assemblé, la tête de turc en prend pour son grade, mais ne peut rien dire (le heaume n’étant pas encore accroché).

Les deux drôles se gaussent de leurs moqueries, toujours plus cruelles, toujours plus acerbes au point de prendre un terrible fou rire…

Plus ils sont méchants, plus ils en rient… Plus ils rient, plus les parties de leurs structures tremblent… « Me fais pas rire ! » s’alarme l’un des deux, hilare des mauvaises blagues balancées par le chevalier de la vanne !

Mais rira bien qui rira le dernier…

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Pas de deux

Une nouvelle plongée en enfance réalisée avec tendresse par ce duo talentueux. 

L’histoire d’une rencontre entre une fille et un garçon, la découverte de l’un par l’autre au rythme d’une promenade dansante sur l’air de la légendaire contine « une souris verte qui courrait dans l’herbe ». Pas de mot, mais des regards et des gestes bienveillants qui invitent à s’apprivoiser. .

« Taali, un nouvel élève, arrive dans la classe de Luce. En fin d’après-midi, lorsque retentit la sonnerie, tous deux partent dans la même direction, mais pas sur le même trottoir. En chemin, ils tombent sur une drôle de petite souris. Ni une, ni deux, Luce et Taali la suivent et vont vivre, ensemble, plein de joyeuses péripéties. La petite souris va leur en faire voir de toutes les couleurs ! »

Petit bonus : le logo Chat des éditions de la gouttière à l’arrière de la voiture dans la casse 😉 Héhé 😉

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No et moi

Encore une fois, il n’est jamais trop tard pour vivre ce type d’émotions.

Un truc étrange depuis quelques temps, l’enfance frappe à la porte de tout ce que je lis.

Pas si étrange, pas si étanche…

Sous la forme de chemin chaotique et inespéré comme la rencontre big-bang de cette fragile No et de cette incroyable Pépite, Lou, ce petit bout d’humain au grand coeur, porté par une maturité qui l’encombre parfois et lui donne cette force improbable, cet amour pur qui peut abattre les murs du silence et ouvrir le champs des possibles, parce que si on veut on peut, parce que lorsqu’on se promet d’être ensemble, on doit se battre pour cette promesse, une promesse pour la vie, pour le meilleur et pour le pire.

Après Les Loyautés (qui résonne encore par la force du propos, la finesse des sentiments retranscris, le cri d’alarme d’une adolescence qui tâtonne au point de se risquer de se brûler les ailes à tout prix), ce roman No et moi paru il y a déjà 12 ans n’a pas pris une ride. La justesse de la voix de cette jeune narratrice est troublante face au silence de sa mère, son abandon, l’urgence du coup de foudre avec No qui sombre.

Beaucoup de violence, beaucoup de tristesse, quelques éclairs de soleil qui rallume l’espoir et cette fureur de survivre qui vous emporte et vous chahute le coeur au fil des pages.

Une fillette hors norme, intellectuellement précoce, comme ils disent sans vraiment comprendre ce que cela signifie, une observatrice méticuleuse qui depuis son silence questionne la Vie, s’interroge sur ce et ceux qui l’entourent, cogite et ressent tout avec une folle et nouvelle intensité.

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Lily a des nénés (Tome 1)

(c) geoff

Grandir, qu’est-ce que ça veut dire ?

Cette couverture avec ce ciré jaune et ce bonnet rouge, le tout sur ce maigrichon petit bout de fillette m’a attrapé le regard direct. Le titre énigmatique aussi forcément. Mais c’est surtout le traité graphique des pages comme des tableaux aux pastel gras qui m’a captivé.

SUB-JU-GUÉE !

« Lily a 10 ans. Elle habite un petit village de Bretagne, avec son frère jumeau Titouan. Juste au-dessus de chez eux habite Joshua, un garçon inaccessible dont Lily essaye d’attirer l’attention. Mais la jeune fille a un autre secret : peu à peu, elle découvre qu’elle n’est plus tout à fait une enfant… »

Le thème : le passage de l’enfance à la puberté, l’attirance magnétique et inexplicable des debuts de l’adolescence, et cette question d’identité qui se dessine malgré soi.

Le travail sur la lumière et les couleurs bord de mer est fabuleux. On est dans un univers de peinture bien plus que de la BD. Les tons orageux aux contours flous créent une atmosphère très particulière, parfois troublante, parfois rassurante, jamais neutre et c’est ce qui séduit. 

Et c’est un premier ouvrage… Tome 2 à paraître en fin d’année.

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Renversante

« Formidable ce livre ! Il fallait oser ! Il faut le mettre en les mains de tous les jeunes garçons, mais aussi et surtout, des jeunes filles ! Relations fille/garçon, un sujet d’actualité qui a besoin d’être animé au quotidien pour que flamme du « vers toujours plus d’égalité chaque jour » ne s’éteigne pas… »

« Ahlala, toi et ton hominisme ! C’est pas un peu exagéré quand même ? Ça va là, c’est pas si pire comme situation. Y a pas mort d’homme non plus, hein ? Comment ça si ? Ah oui, pas faux. Et de qui c’est ce bouquin ? Hmm, Florent Hinckel ? Ah ouais forcément, il prêche pour sa paroisse… Hein ? Florence, avec un E ? Ah bon ? Bah si c’est un livre écrit par une autrice, faut voir, y a p’tet du vrai là-d’dans. Vas-y mon Pépette, fais voir deux secondes… » 

Dans le monde de Léa et de son frère jumeau Tom, le féminin l’emporte sur le masculin… Logique, c’est hystérique… euh historique. Les noms de rues et d’établissements scolaires, les grands noms de la littérature, des arts, des sciences et de la politique sont… des femmes. C’est ainsi depuis la nuit des temps, la femelle est supérieure au mâle.

Mais le père des enfants veut les éveiller à la condition masculine et ses inégalités qu’il dénonce au quotidien, un combat souvent considéré comme ridicule.

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