Mon stress monstre

(edl)

La frousse, la trouille, les miquettes, les jetons, les chocottes, les foies, les grelots… Ça vous parle à vous ? Parce que question peur, Max, il en connait un rayon, lui, et pas qu’un peu. D’ailleurs, il l’affirme haut et fort : « Moi, Max, je n’ai pas peur de le dire : j’ai peur. Le roi du stress, le prince de l’angoisse, ne cherchez pas : c’est moi. » Tiens, tiens… ça me rappelle quelqu’un… vaguement hein… (non pas que moi, j’ai des noms…)

Bref, dans la vie de ce jeune garçon de 10 ans, rêveur et nerveux, une peur indicible a pris bien trop de place et cela ne peut plus durer : il lui faut un remède. Devant cette urgence, un matin au petit-déjeuner à l’heure où la tartine tente le plongeon du 10m avec effroi, Max décide de s’ouvrir (non pas les veines) et d’en parler à ses parents. Mais voilà, quand on est considéré par ses géniteurs comme « un stressé de la vie depuis sa naissance », pas commode d’être écouté sérieusement, ils dédramatisent toujours tout. Surtout avec des parents à fond dans leur travail, dont les mains se sont transformées en smartphone à force de les tripoter en permanence et qui sont obnubilés par les devoirs. Passeraient-ils à côté de leur enfant ?

– Si tu travailles d’arrache-pied, m’assure mon père, tu iras loin, toi aussi.
Cette histoire de pieds arrachés m’a longtemps, elle aussi, paru mystérieuse. Et contradictoire avec le fait d’aller loin. 

Max a du mal à se concentrer, il a la tête ailleurs, il pense à des choses, des choses préoccupantes. Son monde est peuplé de monstruosités en tous genres, de questions apparemment insolubles sur le sens de l’univers, et il n’arrive pas à en parler. Même à l’école, c’est la catastrophe dès qu’il tente de se confier. Et dès que la nuit arrive, le cortège d’Angoisse & Cie se pointe sous la forme de sanglots terrifiants venant du grenier. Rien à voir avec une question d’isolation défectueuse, Max est persuadé que ce sont des fantômes. Son imagination lui jouerait-elle des tours ? 

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La retraite de Nénette

Les enfants parisiens connaissent bien ce lieu un peu étrange, hors du temps, qu’est la ménagerie du Jardin des Plantes. Un endroit où les petits urbains peuvent découvrir différentes espèces animales, malheureusement enfermées et avec peu d’espace libre. Depuis que je suis enfant, j’ai toujours été aimantée par l’enclos entièrement vitré des orangs-outans. Rien que l’évocation du nom de l’animal, énigmatique, me projetait dans un univers imaginaire très riche… On collait son nez sur la paroi, et si, par chance, l’un d’eux était près de vous, il était alors possible de poser, délicatement, sans geste brusque, sa main à plat sur la vitre en espérant qu’il ou elle pose aussi la sienne. Et l’on entrait ainsi en contact, en silence. Impressionnant échange compte tenu de la taille imposante de ces mammifères.

Nénette était l’une de ces orangs-outans, j’ai donc eu sans doute la chance de croiser son regard triste un jour de promenade dans cet endroit où j’aime toujours me retrouver. Un lieu de l’enfance, privilégié, un peu comme un refuge, un espace-temps régressif, délicieux à déguster, encore et encore.

Ce fut donc comme une évidence que le livre de Claire Lebourg me fit de l’oeil, au détour d’une étagère lors de la conférence de presse de l’école des loisirs. Petite boule orange acidulé, entourée de feuilles automnales, Nénette m’a appelé : Viens, emmène moi… et le souvenir de ces après-midi au Jardin des Plantes a ressurgit. J’avais l’impression que ce livre était là pour moi, qu’il m’attendait. Avec émotion, j’ai caressé la couverture aquarellée et j’ai plongé dans le récit poétique et touchant de cette grande Dame de Paris. J’ai tourné les pages, j’avais 8 ans…

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Puisque c’est ça, je pars !

Une scène quotidienne : des enfants au parc qui s’inventent des histoires et leurs mamans qui surveillent, d’un oeil…

« Coooâ coooâ ! » le téléphone de Maman n’arrête pas… la vigilance baisse…

Maman…. MAAAAMAAAAANNNNNN !

Mais la maman de Norma est bien trop occupée par son portable pour écouter sa fille qui a pourtant aussi des tas de choses à lui dire… Quelle époque ! À quoi bon, dans ces conditions, avoir une maman? 

Abandonnée et vexée, Norma boude. Rêveuse et audacieuse, la voici qui décide de partir à l’aventure avec son ami Félix rencontré au détour d’un buisson…

Livrés à eux-mêmes, les enfants s’éloignent et le parc devient la jungle de leur imaginaire… Une jungle où les bêtes étranges rôdent… Le danger guette mais pas trop longtemps. Soudain, Norma s’aperçoit de la disparition de Jojo, son singe en peluche. L’a-t-elle aussi abandonné ? Le regret la ronge, alors vite, il faut partir à sa recherche…

Poésie, aventure et musique des mots pour accompagner les superbes illustrations du maître Yvan Pommaux.

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Dingosaures

(c) edl

Vous aussi vous connaissez un petit bout de chou, comme Giacomo, qui invente des animaux imaginaires ? Du genre, le Mouchon (mi-mouche, mi-cochon), la Libérafe (allez, cherchez un peu, un herbirore volant…) ou encore l’Elépard (qui court très vite malgré un longue trompe trainant par terre)… Non ?

Et côté Préhistoire, avez-vous déjà entendu parlé du Fripouillosaure (un sacré coquin), du Broutosaure (l’ancêtre du mouton) ou du Grognosaure (qui, à ce qu’il paraît, me ressemble beaucoup, surtout le matin au réveil) ? Toujours pas ?

Alors, allez vite découvrir ce tout nouvel album cartonné aux couleurs pêchues qui vous propose un voyage désopilant au pays des monstres gentils.

Giacomo, un paléontologue très créatif, vous en présente quelques-uns : le Câlinosaure d’une douceur légendaire (moi, j’en ai un chez moi, mais chut !), le Proutosaure qui est une arme redoutable contre ses ennemis dinos, le Crétinosaure qui ne sait plus s’il est herbivore ou carnivore, le Snifosaure qui pleure tout le temps, le Berkosaure si dégou-beurk que seule la femelle berkosaure adore embrasser ?

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Le mystère des Nigmes

(c) école des loisirs
(c) école des loisirs

22h22. Il se passe quelque chose de grave dans le Square Albert-Duronquarré. Vous savez, le square de Georges Lebanc. Mais si ! Rappelez-vous un peu.

Grâce aux souris archivistes, qui notaient tout tous les jours, rien n’était oublié. Seulement là, à 22h22, l’heure est grave : tous les mots de leurs livres ont disparus. C’est la panique ! Urgence, il faut retrouver toutes les lettres !

Qui a fait le coup ? Vu les pattes de mouches  à la place des textes, il n’y a pas d’autres explication ! Et bien pas du tout, les mouches n’y sont pour rien, et le temps tourne. Alors la faute aux bourdons ? Que nenni. Le mystère s’épaissit de minutes en minutes.  À dos de bourdons, les Souris partent à la recherche des mots disparus et questionnent chaque indic sur leur parcours. Un vrai labyrinthe.

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