Le troisième fils de Monsieur John

(c) Sarbacane

Peut-on moins aimer l’un de ses enfants parce qu’il n’est pas comme ses frères ainés ? Peut-on se détourner de son enfant car il ne pousse pas droit comme on l’imaginait ?  

Un sujet grave au final dans cet album mais traité avec une poésie et tendresse incroyable : l’affection d’un père pour ses enfants, au-delà des différences. 

Ah quel bohneur de voir ce petit bijou née de la collaboration de deux artistes de talent : Nadine Brun-Cosme, l’autrice de la série Grand Loup et Petit Loup (illustré par le génial Olivier Tallec) et Christine Davenier, l’illustratrice de nombreux albums dans l’univers d’aquarelle nous embarque au pays de l’imaginaire et de la poésie en deux coups de pinceaux. 

Pour cette deuxième création en commun, c’est encore une fois une réussite : on aime se perdre dans ce jardin intime et être réchauffé par toutes les couleurs des arbres qui entourent cette maison pleine d’amour.

Un magnifique album tout en tendresse qui véhicule un beau message d’amour. Un régal de finesse et de justesse.

 
(c) Sarbacane

Un livre en partenariat avec Amnesty International

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Passion et Patience

(c) R. Courgeon

J’adore me faire surprendre et séduire par une histoire. J’aime murmurer « mais bien sûr, c’est lui, comment ne pas y avoir penser plus tôt ». En bien voilà, encore une fois, la magie de la bonne histoire, de la bonne intrigue, du bon fil de narration a opéré… 

La couverture m’avait déjà intriguée, par l’effet de symétrie des deux petites filles, par leurs ressemblances et, également, leurs apparentes différences. Le choix des couleurs, Rouge et Rose, sur ce fond vert à la lumière étrange, presque surnaturelle, participe au côté magnétique de l’illustration. « Viens, viens plus près, nous allons te confier notre secret… » semblent dire ces deux jumelles ingénues. Ma curiosité a gagné, j’ai ouvert le livre.

Dès les premières lignes, le coeur du récit est posé. Si les deux jeunes filles semblent rigoureusement identiques physiquement, « même yeux couleur réglisse », « même constellation de grains de beauté », leurs caractères sont diamétralement opposés. L’une s’appelle Passion, l’autre Patience, et entre elles, un homme : Gus, leur ami d’enfance.

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Mon stress monstre

(edl)

La frousse, la trouille, les miquettes, les jetons, les chocottes, les foies, les grelots… Ça vous parle à vous ? Parce que question peur, Max, il en connait un rayon, lui, et pas qu’un peu. D’ailleurs, il l’affirme haut et fort : « Moi, Max, je n’ai pas peur de le dire : j’ai peur. Le roi du stress, le prince de l’angoisse, ne cherchez pas : c’est moi. » Tiens, tiens… ça me rappelle quelqu’un… vaguement hein… (non pas que moi, j’ai des noms…)

Bref, dans la vie de ce jeune garçon de 10 ans, rêveur et nerveux, une peur indicible a pris bien trop de place et cela ne peut plus durer : il lui faut un remède. Devant cette urgence, un matin au petit-déjeuner à l’heure où la tartine tente le plongeon du 10m avec effroi, Max décide de s’ouvrir (non pas les veines) et d’en parler à ses parents. Mais voilà, quand on est considéré par ses géniteurs comme « un stressé de la vie depuis sa naissance », pas commode d’être écouté sérieusement, ils dédramatisent toujours tout. Surtout avec des parents à fond dans leur travail, dont les mains se sont transformées en smartphone à force de les tripoter en permanence et qui sont obnubilés par les devoirs. Passeraient-ils à côté de leur enfant ?

– Si tu travailles d’arrache-pied, m’assure mon père, tu iras loin, toi aussi.
Cette histoire de pieds arrachés m’a longtemps, elle aussi, paru mystérieuse. Et contradictoire avec le fait d’aller loin. 

Max a du mal à se concentrer, il a la tête ailleurs, il pense à des choses, des choses préoccupantes. Son monde est peuplé de monstruosités en tous genres, de questions apparemment insolubles sur le sens de l’univers, et il n’arrive pas à en parler. Même à l’école, c’est la catastrophe dès qu’il tente de se confier. Et dès que la nuit arrive, le cortège d’Angoisse & Cie se pointe sous la forme de sanglots terrifiants venant du grenier. Rien à voir avec une question d’isolation défectueuse, Max est persuadé que ce sont des fantômes. Son imagination lui jouerait-elle des tours ? 

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Les papas de Violette

C’est une maladie d’avoir deux papas ? 
N’importe quoi, dit Violette. 
Mes papas, ils s’occupent trop bien de moi. 
Je les aime tous les deux, et puis c’est tout. »

Un album plein d’intelligence tout en tendresse et en finesse pour évoquer les familles homoparentales.

Joli coup de coeur pour ce texte en rimes légères mais qui sonnent juste de Emilie Chazerand et le trait subtil des illustrations délicates et parfois drôles de Gaëlle Souppart.

 

 

Autrice :Emilie Chazerand
Illustratrice :Gaëlle Souppart
Edition : Gautier-Languereau – 32 Pages  – 10,50 euros
Année : Mars 2017

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Gustave et Céleste

Un roman à deux voix et pas des moindres… Un gros coeur de coeur pour grand petit roman.

Des rêves, de la poésie, la découverte de l’autre. Deux univers d’enfants destinés à se croiser ?
Deux belles plumes rendent hommage aux rêves d’enfants, à leurs imaginaires foisonnants, avec chacune leur regard et leur sensibilité pour traduire ces émotions naissantes.

Excellent ! À mettre tout en haut de votre Pile à Lire et à Relire !

« Gustave a toujours la tête dans les étoiles, et il passe aux yeux des autres pour un drôle de zèbre, avec un Z, comme sa ligne de bus. Bus duquel il peut observer les jardins, surtout celui de Céleste. Il y voit des choses étranges… Céleste, elle, se fait lire les cartes par son amie Irma. Va-t-elle gagner au Loto, ou rencontrer des extra-terrestres ? En attendant, Céleste observe Gustave. Il n’est pas comme les autres et ça lui plait bien. »

Autrices : Anne-Gaëlle Balpe et Séverine Vidal 
Illustrateur : Terkel Risbjerg
Edition : La Palissade –  64 pages – 8 euros
Année : Juin 2017

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