Petite

On devrait toujours lire un peu de Jo Hoestlandt avant de se coucher… C’est bon se réchauffer le coeur.

C’est l’histoire d’une petite fille éprise de liberté, qui en classe, demande à l’autrice quelle est sa lettre préférée.

Jamais personne ne m’avait demandé cela, et pourtant, c’était une vraie question, pour un écrivain !

Est-ce le O ? Comme un cercle autour des gens qu’on aime tenir embrassés ? Ou bien un C ? Comme un bras posé sur l’épaule moins serré, qui ne l’empêche pas de partir ?

Une histoire contée par Jo Hoestlandt lors des premières assises de la littérature jeunesse et qui m’avait cueilli par sa poésie et sa justesse, au fond du cœur.

« On ne retient jamais ceux qu’on aime en les enfermant, fût-ce dans des bras aimants. »

Une deuxième nouvelle au dos : Les Nivuniconnus 

Des étrangers, arrivés dans une caravane. On ne savait d’où ils venaient. Jusqu’ici, on ne leur avait guère prêté attention. Mais là, les gens commencèrent à se poser des questions.

Deux magnifiques et émouvants récits, portés par la plume sensible et unique de Jo Hoestlandt, pour parler de l’acceptation des différences, de la culture des gens du voyages et du vivre ensemble. 

Continue Reading

Les riches heures de Jacominus Gainsborough

(c) R. Dautremer

Toute une vie entre les pages.
Intense contemplation de cet univers si émouvant.
Grandiose. Palpitant. Sensible.

« Je voulais dire quelque chose de simple, comme la vie. »    

Le vernissage de l’exposition chez Babelio était fabuleux, un voyage au coeur de l’univers de cette grande artiste ! Un fourmillement de détails pour mettre en vie toute la grande famille de Jacominus… Des originaux dans lesquels on se perd, entièrement captivé par le décor fantastiquement émouvant. Quelle chance !

« En douze scènes de genre traversées par les saisons, ponctuées de trois pêle-mêle et d’une dizaine de portraits du héros à différents âges, voici le récit d’une vie. Ses petits riens, ses grands moments, ses joies, ses peines, ses doutes, ses épreuves… Avec, au final, la chance d’avoir été aimé et le bonheur de contempler, au crépuscule de son existence, ses amis fidèles, Policarpe, César, Agathon ou Byron, sa compagne Douce la bien nommée et ses petits-enfants autour de soi. (…) Une fresque unique pour parler à tous du bonheur d’être en vie. »

Continue Reading

J’apprends à être attentif

Pourquoi ne pas commencer quelques exercices en famille pendant les vacances afin de prendre les bonnes habitudes à la rentrée ? 

L’attention, c’est crucial dès le plus jeune âge, il faut s’exercer pour développer sa concentration et sa créativité.

Cet album est idéal pour s’entraîner : un parcours libre conçu comme une promenade dans une forêt extraordinaire où s’enchaînent des jeux d’observation, des mouvements de détente favorisant l’imagination, tout en restant à l’écoute de ses émotions.

Au total, pas moins de 11 activités sont proposées – concentration, mémorisation, attention et méditation –  comme par exemple :
– se mettre dans une bulle pour s’isoler des bruits de la forêt,
– identifier ses émotions grâce à un miroir enchanté,
– marcher au ralenti pour échapper à un ogre endormi,
– ou apprendre à se relaxer en se concentrant sur les mouvements d’une étoile magique

 

 

 

 

 

 

 

 

Un format simple : une double page joliment illustrée par Amandine Laprun propose une activité pour canaliser son énergie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonus : une version audio disponible par l’application Nathan Live pour que parents et enfants puissent participer ensemble.

Auteurs : Varinia OBERTO & Alain SOTTO
Illustratrice : Amandine LAPRUN
Edition : Nathan – 32 pages  – 11,90 euros
Année : Mai 2018

———–

Dans la même collection : 
– J’accueille mes émotions
– Je découvre la philosophie
– Je découvre la méditation
– Je fais du yoga

De la même illustratrice :
– Arbres (livre-objet) chez Actes Sud Junior
– Un piano pour Pavel avec Mymi Doinet chez Nathan (chroniqué ici)
– Le livre qui fuit chez Nathan
– Fatou Diallo Detective
– Ma vie en chantier avec Jo Witek chez Actes Sud Junior
– Chouquette avec Galia Oz chez Bayard
– Mes 100 premiers jours d’école avec Mathilde Bréchet chez Gallimard Jeunesse
– Mon amoureux de la lune et Mon père n’est pas un escargot, avec Agnès de Lestrade chez Oskar édition, collection Ottokar

Continue Reading

Mercredi à la librairie

Et pourtant c’était dimanche…

Encore une petite pépite qui va rejoindre ma bibliothèque après un passage à la librairie Le Divan Jeunesse (Paris 15e).

En quelques pages, Olivier Tallec sait créer un univers captivant, où la lumière feutrée et les ombres complices participent à l’émotion du texte. Cette bulle, un peu hors du temps, que représente la librairie, abrite des instants précieux. Un cocon doux duquel on ne veut pas sortir. Les différents tons de bleus alternés mêlent nostalgie et espoirs. La librairie vue comme un refuge, un sésame vers l’imaginaire, un puits de connaissance, un lieu sacré…

À la librairie se croisent des lecteurs en tous genres, jeunes lecteurs avides de découvertes et lecteurs aguerris à la recherche de la référence ultime.

Ici, il s’agit d’une histoire d’amitié silencieuse, autour d’une même passion, la lecture. Une jeune lectrice croise chaque semaine un vieux monsieur toujours plongé dans le même livre d’Histoire.

Continue Reading

Mon frère

Toujours une émotion vive à l’écoute d’une lecture si active, engagée, vibrante livrée par un auteur sensible qui vous prend par la main, et vous emmène avec lui au plus profond de ses souvenirs d’enfance, pour vous les confier. 

Une incursion dans la vie privée de Daniel Pennac, entre lui et son frère, entre lui et Bartleby de Melville qui vous enveloppe entre fiction et réalité.

Un livre comme une confession, un témoignage, un bout de vie commune posé là pour mémoire et hommage.

Je ne sais rien de mon frère mort si ce n’est que je l’ai aimé.
Il me manque comme personne mais je ne sais pas « Qui  » j’ai perdu.
J’ai perdu la gratuité de cette affection, l’agrément de cette compagnie, la profondeur de ce silence, la distance de cet humour, la délicatesse de cette attention, la sérénité de ce jugement , cette intelligence des situations , la paix. J’ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui ai-je perdu ?

La narration alterne pans de vie personnelle et extraits choisis de Bartleby, mis en scène par le romancier. Les souvenirs en appellent d’autres, au fur et à mesure des chapitres.

En écoutant Daniel Pennac parler de son frère, on est instantanément projeté dans son univers, bien présent avec lui, partageant la lecture incantatoire qu’il prodigue au lecteur. Et ce lecteur nous semble être son frère lui-même. Ce frère qui s’incarne au fil des mots, des dialogues, des confidences. Tour à tour, le lecteur se fait spectateur, assis aux côtés du narrateur Pennac quand il parle de sa relation fraternelle, ou assis en face du comédien sur scène lorsqu’il convoque Melville.

Continue Reading