Comme tout le monde, vous vous êtes sûrement posé la question : qu’y a-t-il au bout de l’arc-en-ciel ? Une cassette remplie de pièces d’or ? Un coffret de bijoux ? C’est parce que Matt est impatient de savoir si cette histoire est ou non une légende qu’il entraîne sa soeur Lisbeth à la poursuite de l’arc-en-ciel. Mais vous-êtes vous posé la question : comment se forme un arc-en-ciel et pourquoi ?
Tout en cheminant avec les deux apprentis chercheurs sur la route de briques jaunes… euh non, ce n’est pas cette histoire… sur la route de campagne, le lecteur apprend discrètement les explications scientifiques de ces manifestations climatiques étranges… Malin !
Bizarre, cet arc-en-ciel paraît insaisissable… il semble reculer… nos deux amis arriveront-ils au bout ? Trouveront-il le sacré trésor ? Pourquoi cet inquiétant individu immense les interroge-t-il ? Et cette vieille femme qui semble une sorcière ? L’aventure est palpitante…
Un petit roman facile à lire seul dont l’intrigue permet malicieusement de comprendre les phénomènes naturels. On y retrouve les illustrations de Laurent Audouin, le papa de Mirette et Jean-Pat et de Sacré-Coeur…
«Quoi de plus savoureux qu’un enfant dodu et bien juteux?» se dit l’énorme crocodile. Heureusement, l’horrible gourmand verra ses projets contrariés : il n’est pas si facile pour un crocodile de trouver un enfant à dévorer lorsque les autres animaux de la jungle font tout pour l’en empêcher.
Un livre qui fait doucement frissonner, juste ce qu’il faut d’effrayant pour attiser le suspens quant à la faim/fin de cet énorme crocodile un peu stupide et malchanceux, cette fois…
Vous connaissiez peut-être Lulu Vroumette ? Et bien, cette fois-ci, le talentueux joueur de mots, Daniel PICOULY, passe de la tortue aux chatons, en revenant avec une série « ébouriffante » : Les CHABADAS.
Petite présentation tout d’abord :
– les CHABADAS avec à leur tête Pym’s, Persan, Colette, Bogart, Blanche et Bébert,
– les MATOUVUS guidés par Z’yeux d’or, avec Accroche-coeur, Lagriff’, Poivre-et-sel, Tignasse et Zonzon.
Deux bandes de chats parisiens, plus ou moins de gouttières, qui se livrent quotidiennement une guerre de clans sans merci… enfin, presque, ils font la paix après chaque affrontement quand même…
Dans ce 5e épisode (il n’y a pas d’ordre chronologique, vous pouvez les lire indépendamment), une chose incroyable arrive : les Matouvus sont devenus gentils ! Ils ont offert à Blanche une invitation pour le grand événement parisien du moment: une exceptionnelle exposition sur les métros du monde entier. Vraiment bizarre ! Piqué par leur curiosité, la bande des Chabadas se rend Quai de la Rapée pour découvrir la plus vieille rame de métro qui semble prête à démarrer…
L’intervention d’un invité de marque est annoncée… Mais, à la plus grande surprise des Chabadas, c’est encore une ruse de Z’yeux d’or pour se faire mousser devant les invités. Certes, l’exposition est grandiose, et tous les détails des métros du monde sont bien mis en valeur, les Chabadas ne peuvent qu’admirer le travail de leurs ennemis préférés, même si ça fait rager intérieurement. Mais voilà qu’un événement inattendu bouleverse le triomphe de Z’yeux d’or en lui prenant la vedette : le plus vieux ticket du monde débarque de Londres dans un coffret prêté par Lors Chamallow et escorté par… Colette. Ahhhh, la rage des Matouvus est terrible et ils quittent l’exposition, écoeurés.
Mais la vengeance des humiliés ne tarde pas à venir et s’ensuit une folle course poursuite pour ce trésor de ticket… Qui l’emportera ? Qui des deux bandes se fera servir le fameux repas de paix par les perdants ?
Le texte est encore une fois de très haute qualité, un vocabulaire pointu, précis qui n’est pas donné de lire souvent dans les livres pour les enfants de cette tranche d’âge. Mieux vaut avoir un bon niveau de lecture et une bonne connaissance de la langue française. Côté images, un vrai régal, cette « Colonel Moutarde » est vraiment doué, c’est riche en couleurs et en détails cocasses. On aimerait bien les rencontrés ces chatons intrépides.
Le plus : une balade dans les rues de Paris pour les 5 premiers opus (dans les prochains numéros ce sera dans d’autres villes, à d’autres époques) où subtilement on apprend un peu d’Histoire. Ici l’histoire des métros du monde. On en ressort discrètement plus instruit. C’est malin. La dernière double-page reprend les lieux/chiffres clés plus en détails en y apportant un éclairage plus historique.
Dans la même collection :
– Les Chabadas : Pym’s, Héros au grand coeur (1)
– Les Chabadas : Yeux d’or, Super star (2)
– Les Chabadas : Persan et les Nînchas volants (3)
– Les Chabadas : Bogart contre Charlock’omes (4)
– Les Chabadas : Love Story à Londres (6)
– Les Chabadas : Défi dans les arènes de Rome (7)
– Les Chabadas : Le Mystérieux Secret de Néfertiti (8)
– Les Chabadas : Branle-bas de combat chez les Gaulois (9)
– Les Chabadas : Les 4 chevaliers au grand cœur (10)
Lundi, Tuffy a tué un oiseau. Et alors ? C’est un chat tout de même. Mercredi, il a rapporté une souris morte. Allez-y, pendez- le ! M’enfin c’est un chat, on vous dit. Et Jeudi, il y a eu cette regrettable histoire de lapin plus très frais… Les soupçons se renforcent. Et sa petite maîtresse Ellie n’est que larmes, une vraie fontaine. Qu’est donc sensé faire un chat selon vous ?
Ce livre au cynisme fou, grinçant, gonflé, est un devenu un classique. Jour après jour, on suit la vie quotidienne de ce pauvre chat Tuffy contre qui tout le monde s’acharne. C’est drôle, c’est bien écrit (traduit), plein de suspens et d’introspection.
Moment étonnant : j’ai relu ce livre pour le blog juste au même moment où l’enseignante de Théa la choisi comme livre de lecture pour le 2e trimestre… Joli hasard…
Si votre chat vous jette un regard méprisant, le regard qui tue, inquiétez-vous, il a certainement quelque chose à se faire pardonner…
Auteure : Anne FINE Illustratrice : Véronique DEISS Edition : L’école des Loisirs – Mouche Année : 1997
Et si Alfred Hitchcock et Agatha Christie s’étaient rencontrés à l’âge de 10 ans ? Quelles aventures auraient-ils pu vivre ?
Mais quelle idée de génie ! Étonnant que personne n’y ait pensé avant.
La couverture m’avait déjà tapé dans l’œil. Dès le premier chapitre, on ne peut plus reposer le livre. Le suspens est captivant, l’ambiance du Londres des années 30 est parfaitement rendue et l’intrigue est très bien construite. Le jeune Alfred, un peu timide et empoté, se trouve embarqué dans une aventure intrépide aux côtés de l’ingénieuse Agatha et de son associée à quatre pattes. Les 10 oiseaux de Mme Elster ont disparu : Vol ? Crime ? Dissimulation ? Il faut mener l’enquête et parfois au péril de sa jeune vie.
Avec beaucoup de drôleries et de talent dans la narration, Ana Campoy (un grand merci à la traductrice de qualité !) nous tient en haleine jusqu’à la fin. Les amateurs noteront les subtiles références aux films de A. Hitchcock et à l’univers du roman policier de la légendaire A. Christie. N’en disons pas davantage…
Le petit plus : l’auteure est très maligne car à la fin de l’ouvrage, on a le délicieux supplice de pouvoir lire les premières pages de la nouvelle aventure de notre trio de détectives en herbe. Vite, il faut aller acheter la suite !