L’instant de la fracture

Quelle gifle ! 

UNE LECTURE EN APNÉE…

40 pages d’une forte tension, un monologue intérieur douloureux, une catharsis en ébullition.
Une écriture directe qui vous gifle et vous plaque contre le mur.
On a envie de hurler, de se débattre mais on est lié au narrateur, pris par la main par cet enfant, cet ado, cet adulte dans cette spirale infernale sans pouvoir dire quelque chose…

Un texte dense, une ode millimétré, qui vous égratigne, qui vous sort de votre torpeur confortable, qui vous rappelle que la vie ce n’est pas toujours un bonbon sucré hein, jamais en fait. Un texte comme un cri, un appel au secours intérieur, un cri étouffé, qu’on veut entendre et qui s’étrangle. Et ce bout d’enfance qu’on piétine, qu’on bafoue, qu’on éteint, qu’on tarit… 


UN SILENCE FORCÉ.
Le coeur au bord de lèvres, à en pleurer.

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J’apprends à être attentif

Pourquoi ne pas commencer quelques exercices en famille pendant les vacances afin de prendre les bonnes habitudes à la rentrée ? 

L’attention, c’est crucial dès le plus jeune âge, il faut s’exercer pour développer sa concentration et sa créativité.

Cet album est idéal pour s’entraîner : un parcours libre conçu comme une promenade dans une forêt extraordinaire où s’enchaînent des jeux d’observation, des mouvements de détente favorisant l’imagination, tout en restant à l’écoute de ses émotions.

Au total, pas moins de 11 activités sont proposées – concentration, mémorisation, attention et méditation –  comme par exemple :
– se mettre dans une bulle pour s’isoler des bruits de la forêt,
– identifier ses émotions grâce à un miroir enchanté,
– marcher au ralenti pour échapper à un ogre endormi,
– ou apprendre à se relaxer en se concentrant sur les mouvements d’une étoile magique

 

 

 

 

 

 

 

 

Un format simple : une double page joliment illustrée par Amandine Laprun propose une activité pour canaliser son énergie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonus : une version audio disponible par l’application Nathan Live pour que parents et enfants puissent participer ensemble.

Auteurs : Varinia OBERTO & Alain SOTTO
Illustratrice : Amandine LAPRUN
Edition : Nathan – 32 pages  – 11,90 euros
Année : Mai 2018

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Dans la même collection : 
– J’accueille mes émotions
– Je découvre la philosophie
– Je découvre la méditation
– Je fais du yoga

De la même illustratrice :
– Arbres (livre-objet) chez Actes Sud Junior
– Un piano pour Pavel avec Mymi Doinet chez Nathan (chroniqué ici)
– Le livre qui fuit chez Nathan
– Fatou Diallo Detective
– Ma vie en chantier avec Jo Witek chez Actes Sud Junior
– Chouquette avec Galia Oz chez Bayard
– Mes 100 premiers jours d’école avec Mathilde Bréchet chez Gallimard Jeunesse
– Mon amoureux de la lune et Mon père n’est pas un escargot, avec Agnès de Lestrade chez Oskar édition, collection Ottokar

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Pëppo

Très belle découverte que l’univers du sensible et touchant Pëppo de Séverine Vidal chez Bayard.

Une écriture à fleur de peau, aux abords de cette peau fragile d’adolescent un peu tombé du nid, confronté malgré lui à des responsabilités d’adultes.

Une tranche de vie dans un monde un peu bancal, un peu fouillis, où le Pëppo surnage comme il peut.

Un mec bien ce piaf ! De la graine de gars sincère qui t’embarque dans son trip et qui t’ouvre son coeur.

Fragile? Non. Sensible. Oui. Qui laisse une trace la dernière page tournée.

Une impression d’avoir vécu un petit bout de route à ses côtés.

Merci pour le voyage. Bon vent à toi Pëppo !

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Mon frère

Toujours une émotion vive à l’écoute d’une lecture si active, engagée, vibrante livrée par un auteur sensible qui vous prend par la main, et vous emmène avec lui au plus profond de ses souvenirs d’enfance, pour vous les confier. 

Une incursion dans la vie privée de Daniel Pennac, entre lui et son frère, entre lui et Bartleby de Melville qui vous enveloppe entre fiction et réalité.

Un livre comme une confession, un témoignage, un bout de vie commune posé là pour mémoire et hommage.

Je ne sais rien de mon frère mort si ce n’est que je l’ai aimé.
Il me manque comme personne mais je ne sais pas « Qui  » j’ai perdu.
J’ai perdu la gratuité de cette affection, l’agrément de cette compagnie, la profondeur de ce silence, la distance de cet humour, la délicatesse de cette attention, la sérénité de ce jugement , cette intelligence des situations , la paix. J’ai perdu ce qui restait de douceur au monde. Mais qui ai-je perdu ?

La narration alterne pans de vie personnelle et extraits choisis de Bartleby, mis en scène par le romancier. Les souvenirs en appellent d’autres, au fur et à mesure des chapitres.

En écoutant Daniel Pennac parler de son frère, on est instantanément projeté dans son univers, bien présent avec lui, partageant la lecture incantatoire qu’il prodigue au lecteur. Et ce lecteur nous semble être son frère lui-même. Ce frère qui s’incarne au fil des mots, des dialogues, des confidences. Tour à tour, le lecteur se fait spectateur, assis aux côtés du narrateur Pennac quand il parle de sa relation fraternelle, ou assis en face du comédien sur scène lorsqu’il convoque Melville.

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Menu fille ou menu garçon ?

Toc, toc, toc ?  Oui, c’est pour quoi ? C’est pour un bon coup de pied au fesses des idées reçues et du sexisme dès le plus jeune âge ? Ah ok, alors c’est bien par ici, entrez ! Et BIM ! 

Et voici donc Thierry Lenain aux prises d’un sujet décisif sur lequel il ne faut pas arrêter de débattre et continuer à le dénoncer : les a apriori sexistes du quotidien !

Et c’est réussi, encore une fois, via une histoire simple mais efficace.

Emmener son enfant manger un hamburger, on l’a tous fait (allez, si, au moins une fois pour leur montrer combien c’est beurkaka tout plein même si c’est regressif, hmm, si ce n’est pas vous, c’est Tonton Phil, Tata Flo, Moumina ou Papymou). Le menu enfant, c’est un classique du fast food, surtout quand il est agrémenté d’un petit cadeau… pour les filles ou pour les garçons. Pour les garçons : une mini-fusée. Pour les filles : une mini-poupée. Ben quoi, normal non ? Et bien, non pas du tout ! C’est exactement la réaction du Papa de Léa.

Ce n’est quand même pas monsieur Hit-Burger qui va décider que ma fille aura une poupée parce qu’elle est une fille, et que mon garçon aura une fusée parce qu’il est un garçon !

On est bien d’accord. Et c’est aussi l’avis de Léa qui veut bien une fusée, elle justement, parce que les poupées, c’est pas trop son truc, mais qui veut surtout MANGER SON HIT-BURGER avant tout ! Papa a promis, alors…

Mais voilà que la serveuse donne une fusée à Léa pensant que c’était un petit garçon. Et c’est parti pour une querelle quiproquo dans la queue des commandes entre un Papa qui veut dénoncer ces pratiques sexistes ridicules et une serveuse qui pensait juste à bien faire… Comme quoi les a priori sur les choix genrés des enfants sont toujours bien ancrés.

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