Ce géant mon ami

(c) Maison Eliza

Ahhh je l’attendais depuis longtemps la rencontre avec cette petite Luna et ce géant ! Un grand coup de coeur pour cet album tout en tendresse et tons pastel.

La couverture est magnifique, le contraste entre la petite puce et son immense ami donne envie d’en savoir plus : une relation d’amitié spéciale qu’on a envie de découvrir.

Luna a un meilleur ami donc, un peu particulier. « C’est un géant, un vrai de vrai de vrai. » Et pourquoi pas ! Ils passent leur temps libre ensemble, du matin au soir : dans la paume de sa main ou posée sur son épaule, Luna voyage en voyant le monde d’un autre point de vue, protégée par son confident.

Cet ami est unique, très précieux pour la jeune Luna. Est-ce le fruit de son imagination ? Va savoir… 😉 L’important est que cet alter égo est là pour elle, pour le premier bonjour du matin et le dernier bonsoir avant de s’endormir.

Mais un jour, il disparaît… Et Luna désespère de ne plus avoir de ses nouvelles. Une lettre va la conduire à se mettre à sa recherche… Vont-ils se retrouver ?

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Journal d’un enfant de lune

(c) AL Nalin

Sans doute l’une des plus belles couvertures que j’ai pu admirer depuis quelques temps. Un portrait comme un tableau dont se dégage une émotion forte, pure, si troublante qu’on entendrait presque la petite voix intérieure de cet être obscur, en proie à son questionnement…

Pourquoi ai-je été si touchée ? Est-ce le mystère de ce jeune garçon pensif, presque fragile ? Ce jeu de lumière en contre-jour le plongeant de fait dans l’ombre ? Est-ce ce titre énigmatique convoquant les souvenirs d’enfance, les peurs ou les joies, comme un appel au secours…

J’ai pris une grande respiration et j’ai tourné la page.

Graphiquement, c’est un voyage fabuleux qui commence. Dès la première page, une illustration pleine page plante le décor, comme une photo de vacances, un souvenir d’été, dans un silence parfait. Pas un bruit, pas un mouvement, pas âme qui vive…

Juste le vol lointain de quelques oiseaux. Le calme avant la tempête… Car, au fil des cases, les éléments se mettent en place et le rythme s’accélère.

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C’est un secret

(c) La Palissade

« On dirait qu’on aurait des guépards comme animaux domestiques et qu’on voyagerait à dos de tortues des mers… Ou alors on aurait une girafe comme animal de compagnie et des moutons comme doudous… Ou alors… »

L’imaginaire des enfants est un territoire sans frontière…

Surtout quand il n’est pas bridé par la virtualité réductrice et enfermante des écrans.

C’est pourtant le cas de ce petit garçon et de sa soeur, coincés chez eux par la pluie, les yeux rivés pour l’un à la télévision et pour l’autre à sa console. Ensemble, ils sont seuls, isolés du monde réél.

Le petit frère rêve que l’un des animaux sauvages qui évoluent devant ses yeux sur l’écran vienne vivre dans leur appartement.

Sa soeur est bien loin de tout ça…

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Le petit arbre qui voulait devenir un nuage

(c) FP

N’avez-vous jamais eu l’impression, en regardant attentivement le ciel, que les cimes des arbres discutaient avec les nuages ? Que le bruit du vent dans les feuilles, cette valse énigmatique des cumulus étaient autant de signes d’un dialogue permanent entres les éléments ? 

Moi si. Et je ne suis pas la seule, car c’est exactement ainsi qu’est née la nouvelle histoire écrite par Agnès Ledig, un jour de promenade avec son chien sur un plateau. Un petit nuage posé au-dessus d’un arbre solitaire paraissait converser avec lui. 

Que se disaient-ils ?

L’un accroché à la terre, enraciné et ne pouvant voyager. L’autre bousculé par l’air, en perpétuel mouvement et ne pouvant se poser un peu. Un dialogue s’ouvre, chacun cherchant sa place, chacun envieux l’un de l’autre. Une amitié en train de naître ?

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Le Génie de la lampe de poche

« Je m’appelle Vladimir Poulain, j’ai dix ans et je m’apprête à vivre l’été le plus atroce de toute ma vie ». Dès la première ligne, le ton est donné.

Les Vacances de la Comtesse de Ségur, vous voyez ? Classique.

Les Vacances du Petit Nicolas, vous connaissez ? Grand classique.

Les Jolies Colonies de Vacances de Pierre Perret ? Kolossal Klassik !

Et bien celles de Vladimir Poulain… Ça n’a rien à voir !

Jeune garçon intelligent (croisement improbable du Petit Nicolas pour ses réflexions personnelles et d’Agnan pour le look lunettes avec un petit soupçon de Harry Potter), Vlamidir se retrouve propulsé malgré lui dans une galère estivale : Le Camps de vacances « La joie dans les bois ».

Pas d’Hôtel Beau-Rivage, mais un vieux campement coincé entre l’autoroute, l’abattoir et la station d’épuration. Hmmm, du glamour glaglatant d’horreur…

Pas de Monsieur Mouchabière mais un certain Nicolas Fontanelle, le directeur psychopathe de la colonie complètement barré et tyranique (sans doute le fils caché d’Hannibal Lecter et d’Harley Quinn).

QUOI, UNE COLO ? MAIS JE PORTE DES LUNETTES, JE NE PEUX PAS (aurait pu répondre Vladimou). Une colo, le cauchemar de tout enfant introverti non ? Siiiiiiiiiiiii !!! Et c’est sa gentille maman chérie qui lui a réservé cette petite surprise ? Une punition oui !

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