Les riches heures de Jacominus Gainsborough

(c) R. Dautremer

Toute une vie entre les pages.
Intense contemplation de cet univers si émouvant.
Grandiose. Palpitant. Sensible.

« Je voulais dire quelque chose de simple, comme la vie. »    

Le vernissage de l’exposition chez Babelio était fabuleux, un voyage au coeur de l’univers de cette grande artiste ! Un fourmillement de détails pour mettre en vie toute la grande famille de Jacominus… Des originaux dans lesquels on se perd, entièrement captivé par le décor fantastiquement émouvant. Quelle chance !

« En douze scènes de genre traversées par les saisons, ponctuées de trois pêle-mêle et d’une dizaine de portraits du héros à différents âges, voici le récit d’une vie. Ses petits riens, ses grands moments, ses joies, ses peines, ses doutes, ses épreuves… Avec, au final, la chance d’avoir été aimé et le bonheur de contempler, au crépuscule de son existence, ses amis fidèles, Policarpe, César, Agathon ou Byron, sa compagne Douce la bien nommée et ses petits-enfants autour de soi. (…) Une fresque unique pour parler à tous du bonheur d’être en vie. »

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tao

Encore une fois, la couverture m’a fait de l’oeil, ou plus précisément le titre, ce petit mot là, de trois lettres rouges qui m’a dit : écoute moi…

Ce n’est pas l’histoire d’un enfant appelé Tao, c’est bien plus que ça. 

En quelques pages, sur le mode poétique d’un texte dépouillé mis en valeur par des illustrations au trait noir et des aplats de bleu, de gris et de rouge, le lecteur est invité à la réflexion, tout simplement.

L’idéal : en faire une lecture à deux, afin d’ouvrir le dialogue et d’interroger l’enfant sur sa vision des choses, afin qu’il dise avec ses mots ce qu’il comprend et / ou ressent.

 

Tout grand voyage commence par un premier pas.
Un geste simple
et tu as commencé quelque chose de difficile.
Le sage dit que si tout est compliqué,
cela ne coûte rien d’essayer.

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il faudra

TL . OT.

Il y a des rencontres nécessaires, évidentes, comme des croisements de vie inéluctables. C’est ainsi que je ressens, à chaque fois, le petit choc, le mini séisme, le réveil en quelque sorte, à la sortie d’un livre qui me (re)construit. Il n’en faut pas beaucoup, quelques mots justes, quelques images magnétiques et le voyage est là…

En plongée dans l’un des bacs de mon Libraire Le Divan Jeunesse, j’avoue m’être arrêtée sur une couverture rouge et fleurie qui m’a tapée dans l’oeil… Et puis, ce titre court comme une poignée de lettres, presque malingre. Sans majuscule, sans ponctuation, en toute simplicité, comme en suspension, sans début, sans fin… Juste une injonction qui vous interpelle et vous invite à aller plus loin, à tourner la page et entrer dans l’histoire.

L’enfant était assis là sur son île.
Il regardait le monde et réfléchissait.

J’avoue avoir souri en lisant le nom de l’auteur et celui de l’illustrateur, mise en appétit par leur talent respectif et par la curiosité de les découvrir dans un exercice inédit pour moi. Et j’ai plongé. En apnée. Pendant quelques secondes, quelques minutes, je ne sais plus, le temps s’est arrêté pour que j’écoute ce que cet enfant, depuis son île, le ventre rond de sa mère, avait à dire, à me dire. Un constat sur les maux de la planète, comme un manifeste, brutal mais terriblement juste, et toujours cruellement d’actualité.

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