Le plus bel été du monde

C’est de saison, alors replongeons dans ce doux album qui sent bon l’enfance.

C’est l’histoire de l’été d’un enfant, dans cette maison de famille avec sa mère, lieu de liens et de souvenirs.

C’est l’histoire de ces petites joies qu’on partage ou qu’on vit tout seul, l’insecte qu’on trouve et qu’on conserve comme un bijou ou ces bonbons oubliés qu’on retrouve dans un placard, la découverte d’un oiseau, la cueillette des mûres, l’araignée dans la salle de bains… 

Ce sont ces moments de passage des membres de la famille, des moments de joie comme des moments plus graves.

C’est l’histoire d’une enfance, génération après génération finalement, de ces découvertes estivales que l’on fait dans un paysage aquarellé qui vous absorbe par la beauté de sa simplicité. De cette éternelle capacité d’émerveillement de l’enfance.

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Fin d’été

En ce dernier jour d’été, comment ne pas avoir envie de prolonger un peu ces instants de plaisir, et convoquer la douceur et presque insouciance qui nous a bercé ces dernières semaines.

Sur la couverture, le doute plane pour les rêveurs gourmands de délassement : est-elle en train d’ouvrir ou de fermer le parasol ? L’impression l’emporte sur le temps, comme une plongée dans un tableau. Tout reste encore possible tant que le livre n’est pas ouvert. J’aime cette idée qu’à cet instant, le lecteur dans l’expectative peut encore imaginer que les vacances commencent. Tout ici évoque le bonheur de l’enfance, ces petits instants magiques qui nous construisent.

Et puis, forcément, on tourne les pages pour se plonger dans cet univers aquarellé aux teintes lumineuses qui étire les dernières heures des vacances. Et si ce n’était pas encore fini ? Certes, ce sont les derniers instants, il faut ranger, fermer les valises comme les volets, dire au-revoir aux voisins en serrant un peu les dents pour ne pas verser une larme, car on ne sait pas quand on reviendra. Et puis prendre la voiture et la route.

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Le Clan des Cabossés T.1

Jessie, 10 ans, n’a pas la langue dans sa poche. Son style, c’est la provoc sans chichis. Ce n’est pas le genre de fille à s’embarrasser de formules de politesse. Quand elle ne « sent » pas une personne, elle le dit en tout franchise, quitte à passer pour une peste. Elle voit souvent clair dans le jeu des autres, alors, bim, la vérité en pleine tête ! Odieuse mais perspicace. Forcément, cela lui attire des soucis, car les vérités toutes crues balancées en pleine figure, les gens n’aiment pas ça.

Pas simple de se faire des amis quand on est aussi directe. Et pourtant, l’été à Valras-plage va lui donner l’occasion de se constituer une petite bande de copains, un Clan des Cabossés comme elle l’appelle. Manuel, tout d’abord, qu’elle aborde sans détour. Il bégaie et a une jambe dans le plâtre ? Parfait ! Enrôlé dans le Clan ! Jessie ne se lie pas d’amitié, elle la décrète et Manuel, qu’on traite sans ménagement pour la première fois, est séduit par son culot. 

À bord d’un quadricycle à pédales, une rosalie des plages, Jessie et Manuel vont être vite rejoints par Arthur – isolé car son physique ne plait pas à tout le monde – et la belle Alice, handicapée par sa timidité. La fine équipe plante son quartier général dans une ancienne boutique de souvenirs. Après le jeu du « boomerang vérité » avec les passants, le Clan décide d’aider d’autres personnes « cabossés ».

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Esther Andersen

Je ne me lasse pas de relire ce grand album depuis sa sortie. Comme pour tous les livres de Timotée de Fombelle, le temps n’a pas de prise sur ces histoires contées avec force sensibilité.

Un grand coup de cœur, forcément, un double, évidement. Ce grand format paysage est une réussite pour s’immerger entièrement dans ce territoire de l’enfance, cher à l’auteur. Le choix du trait fin et si expressif d’Irène Bonacina s’impose comme une évidence.

« C’était les vacances. » Ces mots magiques vous transportent immédiatement dans vos souvenirs d’enfance, comme le narrateur. Chaque année, ce petit bout d’homme se rend en train chez son oncle, pour deux mois de vacances estivales dans une maison perdue dans les champs de maïs. Une maison remplie d’objets récupérés et entassés depuis longtemps, comme une caverne d’Ali Baba. Le jeune garçon retrouve ce vélo rouge maintenant à sa taille qui l’emmène chaque jour faire des spirales autour de la maison, de plus en plus grande chaque année. Un champs de liberté sans limite où presque, le plaisir simple de rouler en harmonie avec la nature, où l’on veut, cheveux aux vents. Le soir amenait une assiette de pâtes au beurre et des histoires fabuleuses contées par l’oncle Angelo. Un goût d’enfance pur.

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Les Beaux Etés (T1 à 5)

J’avais tellement aimé « Malgré tout » que j’avais envie de mieux connaître le travail de Jordi Lafebre.

Alors direction vacances estivales avec la truculente famille Faldérault, pour une plongée dans la vie, la vraie, de ceux qui attendent avec impatience cette pause bien méritée après une année de travail.

1973, 1969, 1980… On remonte le temps en grimpant avec Pierre, Mado, Julie-Jolie, Nicolas, Louis et Pépète dans leur 4L rouge Estérel destination le Sud depuis la Belgique.

Références musicales, littéraires, politiques jalonnent les aventures de cette famille hyper attachante, sur un rythme de flash backs réguliers où tous leurs souvenirs de vacances sont évoqués, souvent rocambolesques. C’est drôle, un brin décalé comme on aime. De l’amour, de l’amitié, des frères et soeurs soudés mais qui se charient, des parents toujours aussi amoureux et taquins et une brochette de personnages secondaires brossés avec humour mais bienveillance.

Les expressions des personnages sont croquées avec force minutie, les cadrages donnent du rythme à la narration et le travail sur la lumière est magnifique. J’ai aimé me retrouver comme une petite souris au coeur de cette famille qui s’aime si fort et qui garde toujours le sourire.

A déguster sans modération !

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