LES QUI QUOI et le concours de déguisements qui risque de tourner à la catastrophe

AAAAHHHHHH enfin le Nouveau QuiQuoi est entre mes mains (et devant mes yeux, c’est plus pratique pour lire).

Je vous ai déjà dit que j’étais une fan-groupie de l’univers de Olivier Tallec ?

Oui ? Ah oui. Et ben c’est vrai. Et quel plaisir quand c’est en duo avec Laurent Rivelaygue, dont la verve désopilante fait travailler mes zygomatiques à chaque fois.

Cette fois-ci, l’heure est grave. Le concours de déguisements est imminent et Pétole n’a pas son costume de princesse. Orageux désespoir, n’est-ce-pas ? Ceux de Mixo, Boulard, Pamela et Raoul sont plutot hum hum ratés. Heureusement la bande de copains peut encore une fois compter sur le talent graphique de Olive (héhé) pour trouver une solution. Direction le Château fort ! Qui dit château dit forcément Princesse, et aussi Chevalier, mais également Roi tyrannique qui retient sa fille prisonnière. Une mission pour la bande de potos !

Ahhh le talent de cet illustrateur est formidable, les saynètes sont exquises de détails irrésistibles. On adore ! Et toujours un titre long plein d’humour qui tire déjà un sourire et une touche de culture en fin d’album grâce à Mixo, le lapin le plus érudit du monde.

Coup de cœur à lire et à relire sans modération ! On aimerait que ces personnages prennent vie… Une version animée ? On peut rêver…

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Les Beaux Etés (T1 à 5)

J’avais tellement aimé « Malgré tout » que j’avais envie de mieux connaître le travail de Jordi Lafebre.

Alors direction vacances estivales avec la truculente famille Faldérault, pour une plongée dans la vie, la vraie, de ceux qui attendent avec impatience cette pause bien méritée après une année de travail.

1973, 1969, 1980… On remonte le temps en grimpant avec Pierre, Mado, Julie-Jolie, Nicolas, Louis et Pépète dans leur 4L rouge Estérel destination le Sud depuis la Belgique.

Références musicales, littéraires, politiques jalonnent les aventures de cette famille hyper attachante, sur un rythme de flash backs réguliers où tous leurs souvenirs de vacances sont évoqués, souvent rocambolesques. C’est drôle, un brin décalé comme on aime. De l’amour, de l’amitié, des frères et soeurs soudés mais qui se charient, des parents toujours aussi amoureux et taquins et une brochette de personnages secondaires brossés avec humour mais bienveillance.

Les expressions des personnages sont croquées avec force minutie, les cadrages donnent du rythme à la narration et le travail sur la lumière est magnifique. J’ai aimé me retrouver comme une petite souris au coeur de cette famille qui s’aime si fort et qui garde toujours le sourire.

A déguster sans modération !

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Rosanui

« Rosanui vit sous les étoiles…
Quand le jour s’éteint et que tout s’apaise, alors son monde apparaît. »

Un couple sur un banc regarde le soleil se coucher dans la vallée, les ombres bleutées de la nuit commencent à envelopper le paysage. Au loin, les collines semblent dessiner la silhouette d’une jeune fille allongée, endormie.

L’obscurité a englouti le paysage mais les étoiles scintillent, le monde de la nuit s’éveille. La colline s’anime sous la forme d’une jeune fille qui se lève et part explorer la vie nocturne.

Allégorie de la nuit, Rosanui s’émerveille des beautés qu’elle croise : les lucioles qui palpitent, les yeux jaunes des animaux perçant au travers des feuillages, les chats errant sur les toits, les papillons virevoltant dans la lueur des lampadaires, les jeux d’ombres et de lumières de la lune complice ou des bougies d’enfants se racontant des histoires effrayantes dans le noir.

Le calme règne dans cette nature obscure, tout est affaire de contemplation, pour le narrateur comme pour le lecteur.

L’univers graphique de cet album est d’une grande beauté, les couleurs intenses de la nuit (bleu, noir, jaune) sont rendues avec une très grande qualité, ce qui fait de cet ouvrage un récit poétique plein de douceur. Une lecture plaisir pour un voyage jusqu’au bout de la nuit en belle compagnie.

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Qui es-tu Alaska ?

Rattrapage pour moi avec Alaska suite à la lecture du guide de littérature ado de Tom et Nathan Lévêque : « En quête d’un grand peut-être ».
Ce titre fait directement référence à ce roman où le narrateur explique à ses parents la raison de son départ en citant les derniers mots de François Rabelais sur son lit de mort : “Je pars en quête d’un Grand Peut-Être.” Voilà ma raison. Je ne veux pas attendre d’être mort pour partir en quête d’un Grand Peut-Être. »

Citons @lavoixdulivre : « Dans le « grand » peut-être de Miles, il y a toute l’intensité — voire l’arrogance ! — de l’adolescence.
Les personnages de John Green en traduisent l’essence : ce sentiment de grandeur et d’invincibilité que l’on ressent à cet âge-là. La vie doit être à 100 % ou ne pas être : c’est l’heure des grands sentiments, des grands drames, des grandes histoires d’amour et d’amitié, des grandes premières et dernières fois. »

Voilà.👌

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Proxima du Centaure

Il faut rendre à César ce qui n’appartient pas d’autres, donc merci à Julia Thevenot (allezvousfairelire) pour ce paragraphe lu il y a maintenant un temps certain dans un de ces fameux billet « C’est le 1er, je balance tout ».

En effet, le pitch est simple et brutal : Wilco, 15 ans, aime celle qu’il a nommée « Apothéose » et la regarde passer tous les matins sous ses fenêtres jusqu’au jour où il tombe. Bilan : tétraplégique et amoureux.

La couverture m’avait, à sa sortie, mal renseignée, je pensais à un roman de science-fiction… Argh que j’étais bien cruche-nouille, me direz-vous (ou pas).

Car pas de voyage dans l’espace dans ce récit vif, drôle, bouillonnant de survie sauf dans l’espace mental du narrateur qui vous alpague dès les premières lignes et vous prend par le cœur jusqu’à la dernière ligne. Il ne faut pas trop en dire car le parti pris est fort et la voix mentale de Wilco, ses pensées, ses sensations, ses rêves, ses fantasmes, ses souvenirs, ses espoirs, ses amis, ses parents, sa sœur vont vous transporter au-delà de ce que vous pouviez imaginer.

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