Selma et Samir

Toujours fidèle à la douceur des mots de Mymi Doinet, je me suis plongée dans l’histoire touchante de Samir et Selma.

Comme pour « Un piano pour Pavel », « Coco n’est pas zinzin » et « Ma vie de dico », Mymi donne la parole aux objets ou animaux pour raconter l’histoire des personnages d’un point de vue extérieur.

Souvent l’occasion d’aborder des sujets forts qui la touche particulièrement comme les errances de foyer en foyer d’un jeune orphelin, la maladie d’Alzheimer ou encore ici les conditions des migrants et notamment celles des enfants.

Samir a 12 ans et il raconte dans ses poésies son histoire, son voyage périlleux qui l’a amené en France, loin de sa « Nahéma » au Mali, sa grand-mère qu’il aime tant.

Selma a 11 ans et prend régulièrement des photos de son univers pour en montrer la beauté, jusqu’au jour où son appareil capture le regard profond et triste de Samir.

Continue Reading

Pic et Toc

Le temps est maussade, Pic le moustique s’ennuie, tout seul assis sur son caillou au milieu de la forêt. Quand soudain, un grand CRIIICC !

Ce n’était pas un caillou mais un œuf dont vient de sortir Toc, un oisillon tout ébouriffé et encore un peu pataud.

En tant qu’être équipé d’ailes et plutôt animé d’une sorte d’instinct maternel ou paternel, Pic propose à Toc de lui apprendre à voler. Cocasse non ?

1, 2 , 3 c’est parti pour le grand saut ! Mais Toc va trop vite, il ne sait pas encore se servir de ses ailes. Il se lance dans le vide !!! Ouf, le voilà qui rebondit sur une fleur. Mais il enchaine les loopings ! Ohlala, on se croirait sur le grand huit d’un part d’attraction.

Professeur Pic lui montre comment écarter les ailes et utiliser la force des courants. Bim… Bon, c’est presque ça ! Allez ,on recommence ?

Continue Reading

Julian au mariage

Quel plaisir de retrouver Julian !

Un mariage, c’est la fête de l’amour ! Mais c’est aussi une occasion de s’amuser et de rêver.

Julian et sa grand-mère sont sur leur 31 ! Costume mauve virevoltant pour lui et robe violette piquetée de touches de lumière pour l’élégante à son bras. Ils sont invités à un mariage dans un parc d’un quartier de Brooklyn. L’occasion pour Julian de retrouver son amie Marisol qui a revêtue une délicieuse robe à volants mandarine.

L’ambiance est joyeuse autour des derniers préparatifs du dîner. Lampions et bouquets de fleurs décorent tables et arbres, et les enfants rejoignent les mariées tout de blanc vêtues pour les couvrir de pétales de fleurs. 

À table, tout le monde discute, et comme souvent dans les mariages, les enfants jouent sous les tables où ils s’inventent des cabanes et échangent des secrets.

Julian et Marisol s’échappent un peu au calme près d’un grand saule pleureur qu’ils baptisent « arbre à sirène ». Julian est subjugué par ses feuillages enveloppants comme des étoles de plumes. Marisol, elle, se roule dans l’herbe avec Gloria, la chienne des mariées, si bien que sa robe est maculée de boue. Oups…

Continue Reading

Lettre à toi qui m’aimes

« Regarde-moi clairement un instant :
entre nous, il y a un paquet de trucs qui n’arriveront jamais. »

Comment savoir si on se plait ? Et quand l’amour est à sens unique, que faire, que dire ? Faut-il briser le cœur dans l’œuf avant qu’il ne saigne ?

Pénélope, Dudley et Jobs recrutent un nouveau guitariste pour répéter avec leur groupe hors du lycée. Yliès, un ténébreux et énigmatique métalleux aux yeux de velours. Or l’amour s’invite dans cette bande de potes : Yliès aime Penny mais ce n’est pas réciproque. Si Penny joue avec les limites au début, elle sait vite que rien ne se fera. Yliès se pâme, Penny tente d’éteindre les feux mais le poids de ce amour obsessionnel et unilatéral est étouffant.

C’est une voix qui parle tout au long de ce récit hybride, entre roman épistolaire et journal intime, échanges sms ou mails, dialogues et réflexions intérieures. C’est la voix de celle qui n’aime pas, point de vue inédit qui démonte les archétypes du roman d’amour.

Quel rythme, quelle musicalité dans l’écriture où chaque phrase ciselée comme un poésie convoque les émotions, fait vibrer les cordes sensibles et percute avec justesse ! Une non-liaison dangereusement inflammable, une confession intime de celle qui n’aime pas vers celui qui se meurt d’amour, amante inaccessible et amoureux transi friendzoné. Je n’ai pas lu ce texte, j’ai écouté Penny me le murmurer avec sa voix de bourreau inconscient qui a pris tout l’espace sonore dans ma tête. Un récit en vers libres qui pulse, à vivre d’une traite.

BONUS EXCLUSIF – BONUS EXCLUSIFBONUS EXCLUSIF
↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓

Et qui de mieux que les personnages du roman pouvaient poser des questions à l’autrice sur son ouvrage ? Impossible ? Carrément possible ! Une interview exclusive de Julia Thévenot par Pénélope, Yliès et Dudley en personnes.

Continue Reading

Le poisson qui me souriait

Un peu de poésie, respiration nécessaire !

Devant un aquarium en ville, un homme remarque un poisson parmi d’autres, un poisson qui lui sourit. Jour après jour, à chaque passage, le poisson revient vers lui. Cette relation naissante interroge l’homme qui se sent étrangement proche de l’animal aquatique. Si bien qu’un jour, il le ramène chez lui.  Peu à peu, les deux êtres s’apprivoisent et l’homme se prend d’affection pour cet ami silencieux qui partage sa vie.

Mais une nuit, il rêve que le poisson s’envole avec son petit bocal et l’emmène loin de la ville vers la mer. Dans son périple, l’homme s’éveille aux beautés de la nature qui l’entoure. Quel bonheur de nager librement avec ce poisson dans la mer, sans entrave, croit-il, jusqu’à ce qu’il heurte la paroi d’un bocal géant. Le rêve devient cauchemar : prisonnier. À son réveil, le regard de cet homme sur le poisson a changé. Véritable prise de conscience que son bonheur égoïste s’écroule s’il n’est pas partagé avec ce/ceux qu’il aime.

Alors l’homme libère le poisson et le relâche dans l’océan. «Désormais, l’océan tout entier me sourit».

Continue Reading