Même pas en rêve

C’est le grand jour, Pascaline ! La rentrée à l’école ! Comment ça « même pas en rêve » ? Ouhla, ça commence mal, on dirait.

Attention : gros craquage pour cette bouille trognonne et grognonne, cette petite pipistrelle de 3 ans nommée Pascaline au caractère bien trempé qui a décidé de ne pas rentrer en classe comme tout le monde. Non mais !

Oui, oui, on connait la chanson, on y apprend plein de nouvelles choses à l’école. Oui, oui, on se fait plein de nouveaux copains. Oui mais non, même pas en rêve Pascaline ira à l’école. Et puis d’abord ses doudous sont d’accord. Pas la peine d’insister. « MÊME PAS EN RÊVE » hurle-t-elle. Oups, elle a crié si fort que ses parents en sont tout ratatinés. Si petits comme des cacahuètes que Pascaline a une idée bien malicieuse : allez hop, elle les cache sous son aile et direction l’école, puisqu’ils y tiennent tant. Ah, on va bien rigoler, tiens !

Mais pas si simple de participer aux activités, de pouvoir manger tranquillement à la cantine ou de tenter de faire une petite sieste quand on a ses parents entre les pattes, enfin entre les ailes. Au fur et à mesure de la journée, les autres enfants si tristes le matin ont retrouvé leur sourire. Mais l’heure des parents arrive, que va-t-il se passer pour Pascaline ? Va-t-elle devoir rentrer toute seule chez elle et continuer à devoir emmener ses parents à l’école tous les jours ? Hmmm, j’ai bien une petite idée, moi, et vous ?

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Le malotru

« Au bout d’une longue rue, en haut d’un gigantesque tas de détritus, vivait un malotru. Un grossier personnage, barbu et bourru, qui habitait une maison biscornue. »

Êtes-vous prêt à faire sa connaissance ? Gare à vos fesses ! Car depuis tout petit déjà, le malotru était un malappris, un gamin malpoli qui n’en faisait qu’à sa tête pour plus grand désespoir de ses parents. De la politesse, de la délicatesse, du savoir-vivre ? Que nenni, du bruit, des saletés, de la méchanceté !

Malotru, malappris, galopin ! Des mots fleuris peu souvent employés mais qui évoquent tout un univers haut en couleur. C’est le cas dans cette histoire où le personnage principal, ce grand géant bougon égoïste et peu respectueux des autres comme de l’environnement, est craint des habitants du village. Si craint, qu’il est isolé en haut sur sa colline emplie de détritus de toutes sortes.

Ce qu’il aime le plus ? Manger immensément en déversant alentours ses déchets, polluant ainsi la vie des autres habitants.

Ce qu’il déteste le plus ? Les enfants, les « mioches » comme il les appelle à qui il promet une paire de taloches.  

Un mauvais exemple pour la Jeunesse ? Sans doute, ce à quoi il répond « Parle à mes fesses ! »

Mais un jour, le vent propulse ce terrifiant sans-gêne dans son tas d’immondices dans lequel il se trouve englué. Catastrophe ? Mais qui voudrait aider cet indélicat grognon qui ne sait même pas dire s’il-te-plait ?

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Esther Andersen

Je ne me lasse pas de relire ce grand album depuis sa sortie. Comme pour tous les livres de Timotée de Fombelle, le temps n’a pas de prise sur ces histoires contées avec force sensibilité.

Un grand coup de cœur, forcément, un double, évidement. Ce grand format paysage est une réussite pour s’immerger entièrement dans ce territoire de l’enfance, cher à l’auteur. Le choix du trait fin et si expressif d’Irène Bonacina s’impose comme une évidence.

« C’était les vacances. » Ces mots magiques vous transportent immédiatement dans vos souvenirs d’enfance, comme le narrateur. Chaque année, ce petit bout d’homme se rend en train chez son oncle, pour deux mois de vacances estivales dans une maison perdue dans les champs de maïs. Une maison remplie d’objets récupérés et entassés depuis longtemps, comme une caverne d’Ali Baba. Le jeune garçon retrouve ce vélo rouge maintenant à sa taille qui l’emmène chaque jour faire des spirales autour de la maison, de plus en plus grande chaque année. Un champs de liberté sans limite où presque, le plaisir simple de rouler en harmonie avec la nature, où l’on veut, cheveux aux vents. Le soir amenait une assiette de pâtes au beurre et des histoires fabuleuses contées par l’oncle Angelo. Un goût d’enfance pur.

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Pic et Toc

Le temps est maussade, Pic le moustique s’ennuie, tout seul assis sur son caillou au milieu de la forêt. Quand soudain, un grand CRIIICC !

Ce n’était pas un caillou mais un œuf dont vient de sortir Toc, un oisillon tout ébouriffé et encore un peu pataud.

En tant qu’être équipé d’ailes et plutôt animé d’une sorte d’instinct maternel ou paternel, Pic propose à Toc de lui apprendre à voler. Cocasse non ?

1, 2 , 3 c’est parti pour le grand saut ! Mais Toc va trop vite, il ne sait pas encore se servir de ses ailes. Il se lance dans le vide !!! Ouf, le voilà qui rebondit sur une fleur. Mais il enchaine les loopings ! Ohlala, on se croirait sur le grand huit d’un part d’attraction.

Professeur Pic lui montre comment écarter les ailes et utiliser la force des courants. Bim… Bon, c’est presque ça ! Allez ,on recommence ?

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Pacetogrela

Voilà un album avec un titre intriguant et donc très accrocheur ! Forcément, cela vous donne envie d’en savoir plus. Car le grand personnage rouge aux dents acérées, là sur la couverture, qui dévore des petits enfants, cela ne vous rappelle pas quelqu’un, vous ?

UN OGRE !!!

Voilà. Mais attention, que connaissez-vous des ogres, vous d’abord ? Beaucoup de légendes urbaines (ou rurales hein) circulent au sujet de ces êtres effrayants.

C’est ce que ce petit garçon essaye de raconter à ses copains : il était une fois un gros ogre tout rouge descendu de sa montagne. Oui, mais pour quoi faire ? Venu croquer les enfants tout crus comme des chouquettes ? D’une seule main, HOP, comme du pop-corn au cinéma ?

Les enfants ont tous une théorie sur la question et interrompent constamment notre petit conteur pour donner leur propre version. Non il ne croque pas les enfants, non il ne les capture pas, non il ne vole pas le trésor des habitants du village. N’importe quoi ! Pas cet ogre-là ! 

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