Charlotte

« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe. »

Un incipit qui se place là. Et qui donne le rythme de la lecture, en recherche permanente d’air tant le sujet vous étrangle et vous asphyxie dès la première page.

« David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin, Charlotte est exclue par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Elle y entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» »

Un livre fondateur pour l’auteur qui a mis 8 ans à coucher sur le papier les mots pour rendre hommage à la vie tragique de cette artiste peintre sacrifiée.

Un roman en vers libres où sa passion et son admiration est palpable à chaque ligne.

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Le potentiel érotique de ma femme

(c) Folio

Il était temps ! Où étais-je donc pour ne pas avoir dévoré cette madeleine juteuse lors de sa sortie ? N’en parlons plus, ou plutôt parlons-en justement de ce petit bijou désopilant !

Un très grand coup de coeur pour ce roman au rythme effréné, à l’écriture impertinente, mêlant humour et tendresse, réflexions intérieures sur les hauteurs et bassesses de la condition humaine, soulevant le voile sur les petits et grands déboires du quotidien amoureux et de la vie de couple, bousculant le lecteur en le convoquant en permanence dans le récit : une jolie folie totalement jubilatoire. 

Résumé : Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d’escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les œufs d’oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s’est marié.
Alors, il s’est mis à collectionner sa femme.

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Je vais rester

(c) Rue de Sevres

Une semaine entièrement organisée jour après jour par Roland pour Fabienne, à Palavas.

Mais le séjour ne se déroule pas comme prévu. Suite à un événement tragique, elle se retrouve seule et contre toute attente, elle décide de rester. Choc, stupeur, déni…

Une couverture très forte. Une intrigue surprenante. Une chaleureuse lumière d’été plongeant le personnage clé dans une ambiance protectrice.

Le bruit de la vie des autres tranchant sur ses silences douloureux. L’agitation des vacanciers à l’écoute de leur plaisir en contraste avec les arrêts sur images de Fabienne, en total décalage avec le rythme de la vie qui continue autour d’elle.

À la fois contemplatif et méditatif.
Une belle rencontre.

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Gramercy Park

Indispensable de compléter ma collection des oeuvres du Maître de Fombelle… Un nouveau format de narration avec cette BD. Challenge relevé !

L’histoire d’une consolation. Une rencontre. Une histoire de vies croisées et d’amours déçus.
Je ne pensais pas accrocher à l’univers graphique er puis l’intrigue de ce polar romantique m’a entièrement alpaguée.

La trajectoire d’une femme confrontée à des choix qui bouleversent sa vie. Captivant et bouleversant.

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L’instant de la fracture

Quelle gifle ! 

UNE LECTURE EN APNÉE…

40 pages d’une forte tension, un monologue intérieur douloureux, une catharsis en ébullition.
Une écriture directe qui vous gifle et vous plaque contre le mur.
On a envie de hurler, de se débattre mais on est lié au narrateur, pris par la main par cet enfant, cet ado, cet adulte dans cette spirale infernale sans pouvoir dire quelque chose…

Un texte dense, une ode millimétré, qui vous égratigne, qui vous sort de votre torpeur confortable, qui vous rappelle que la vie ce n’est pas toujours un bonbon sucré hein, jamais en fait. Un texte comme un cri, un appel au secours intérieur, un cri étouffé, qu’on veut entendre et qui s’étrangle. Et ce bout d’enfance qu’on piétine, qu’on bafoue, qu’on éteint, qu’on tarit… 


UN SILENCE FORCÉ.
Le coeur au bord de lèvres, à en pleurer.

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