Tombée du ciel

Encore une fois la force d’une magnifique couverture séduit ma part d’enfance (qui est grande !)

Quelle est cette merveille multicolore qui est tombée du ciel, un jeudi, aux pieds du peuple de l’herbe ?

Que ce soit la coccinelle, le phasme ou la grenouille, ils sont tous d’accord pour dire que c’est la chose la plus incroyable jamais vue. L’araignée, roublarde, déclare que cette merveille lui appartient, et s’empresse de monter un spectacle payant. Sa fortune dépasse vite l’imagination mais un désastre pointe au loin…

Les illustrations en noir et blanc de l’univers des insectes contrastent avec celui des humains, et les mondes s’entrechoquent.

Une belle lecture à partager !

 
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Quatre soeurs

Un dimanche d’automne un peu gris ? Envie du réconfort des mots de Malika Ferdjoukh !

Vous connaissez la famille Verdelaine bien sûr, Charlie, Geneviève, Bettina, Hortense et Enid… Mais également, Basile, Tante Lucrèce et son chien, les deux chats, les parents fantômes et tous les autres personnages qui traversent la Vill’Hervé au fil des saisons : Muguette, Tancrède, Merlin, Désirée et Harry, Tante Jupitère, Vigo… et tant d’autres !

Un régal de se replonger dans l’univers créé par Malika Ferdjoukh revisité par Cati Baur. On s’attache très vite à ces personnalités et se voit bien passer un week-end ou un été au bord de cette falaise, dans cette maison remplie d’amour sororal malgré l’absence des parents décédés. Des tranches de vies trépidantes, entre quête d’identité et rébellion adolescente, secrets de famille et confrontation aux douleurs de la vie.

Personnages hilarants, péripéties en tous genres et dialogues piquants, cette intégrale en BD nous fait (re)découvrir avec bonheur la vie de ces cinq sœurs, leurs amis, leurs amours, leurs humeurs, leur humour… Un pur régal !

 
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Grand silence

Depuis sa sortie en juin dernier, ce livre me hante. Beaucoup d’avis enthousiastes, des libraires, des lecteurs et pourtant un malaise qui persistait.

Une peur, plutôt. La peur de se confronter à un sujet si grave et qu’il ne faut pourtant absolument pas taire : les violences sexuelles commises sur les enfants.

La postface de Théa Rodjzman est édifiante, les chiffres sont insupportables et pourtant ce roman graphique a trouvé la manière d’aborder le sujet sans voyeurisme ni violence. 

« Sur une île inconnue où vivent des humains qui nous ressemblent, une sorte d’usine géante œuvre depuis toujours. Cette étrange usine a pour mission d’avaler les cris rendus muets des enfants. Elle s’appelle Grand Silence… »

Dès les premières pages, le ton est donné, un parti pris chromatique enveloppant, parfois inquiétant, parfois bienveillant, toujours empreint d’intelligence. Ce « conte » tel qu’il a été défini par l’autrice traite ce sujet si délicat et grave sans brutalité ni complaisance.

Un ouvrage puissant qu’il est nécessaire d’ouvrir pour se plonger dans ces douleurs dont on étouffe les cris et nous aider à libérer la parole, la voie/x qui permettra de dire l’indicible, de dénoncer l’insupportable, d’ouvrir les yeux sur une réalité qui ne devrait pas l’être.

 
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Alma T.2 L’enchanteuse

Haletant ? Evidement !

Depuis les premières lignes du T.1, on sait que l’on scelle pour quelques années un pacte avec l’orfèvre de la construction narrative.

Chaque chapitre ouvre une porte vers un ailleurs que l’on a hâte ou peur de découvrir. Inexorablement, on dévore les pages en ralentissant pourtant la lecture à chaque minute, pour faire durer le temps de l’aventure auprès d’Alma, Joseph, Lam et Brouillard, Amélie et Saint-Ange, Nao et Sirim, Jacques Poussin et Gabriel Cook et tant d’autres. De Saint-Domingue à Liverpool, de la Louisiane à Versailles en passant par Botany Bay en Australie, le vent de la liberté poussent les protagonistes à rechercher ce qui leur manque le plus.

Il est encore une fois question des bateaux de traite dans ce 18e finissant qui sillonnent les nouveaux mondes, de droits humains dont l’émergence d’une révolution intellectuelle et politique laissent émerger l’espoir de la fin de d’esclavagisme, de liens familiaux tissés si profonds et si forts qu’ils vous relient malgré les tempêtes et la folie des hommes, d’amitiés inestimables à la vie à la mort, d’un trésor secret qui attise les jalousies les plus furieuses, de destins croisés qui n’en finissent pas de converger au prix de terribles sacrifices, d’un amour pur qui chemine au plus profond de ces cœurs connectés malgré la distance et qui suit une destination connue de lui seul, d’une voix intérieure qui se libère et cherche la voie vers le bonheur.

 
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La (presque) grande évasion

« Et son prénom c’est Bonnie ». Voilà, comme dans « Bonnie and Clyde » sauf que notre héroïne est fille de gendarme, et ça, c’est pas banal. Justement, banal, ce n’est pas un adjectif qui peut convenir à cette boule d’énergie et d’humour qu’est Bonnie.

La langue bien pendue et avec une sacrée bougeotte, forcément, elle attire les heures de colle. Il faut bien admettre que la vie d’ado n’est pas toute simple pendant cette crise sanitaire, surtout quand on prépare (un peu) le brevet et qu’un nouveau confinement réimpose le couvre-feu. Et pour corser le tout, voilà que la mère de Bonnie disparait du jour au lendemain en ne laissant que deux mots sur le frigo : « Je pars ».

Décidée de se lancer à sa recherche malgré les consignes gouvernementales, Bonnie embarque avec elle ses deux potes, Malo l’hypocondriaque premier de la classe et Jason la grande gueule spécialiste des embrouilles, sans oublier Melting-Pot le champion de la distanciation sociale, son chien détecteur de drogue.

Et c’est parti pour un boat-trip improvisé de 5 jours sur le canot du paternel à remonter le canal de Roanne à Digoin, pendant lequel la petite bande de copains va se retrouver dans des situations hautement rocambolesques. Ils sont loin d’imaginer qu’ils foncent droit vers les problèmes et que leur amitié sera une force vitale pour survivre.

 
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