Dingosaures

(c) edl

Vous aussi vous connaissez un petit bout de chou, comme Giacomo, qui invente des animaux imaginaires ? Du genre, le Mouchon (mi-mouche, mi-cochon), la Libérafe (allez, cherchez un peu, un herbirore volant…) ou encore l’Elépard (qui court très vite malgré un longue trompe trainant par terre)… Non ?

Et côté Préhistoire, avez-vous déjà entendu parlé du Fripouillosaure (un sacré coquin), du Broutosaure (l’ancêtre du mouton) ou du Grognosaure (qui, à ce qu’il paraît, me ressemble beaucoup, surtout le matin au réveil) ? Toujours pas ?

Alors, allez vite découvrir ce tout nouvel album cartonné aux couleurs pêchues qui vous propose un voyage désopilant au pays des monstres gentils.

Giacomo, un paléontologue très créatif, vous en présente quelques-uns : le Câlinosaure d’une douceur légendaire (moi, j’en ai un chez moi, mais chut !), le Proutosaure qui est une arme redoutable contre ses ennemis dinos, le Crétinosaure qui ne sait plus s’il est herbivore ou carnivore, le Snifosaure qui pleure tout le temps, le Berkosaure si dégou-beurk que seule la femelle berkosaure adore embrasser ?

 
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Mon carnet de lecteur et lectrice

(c) Nathan

Alors, alors, c’est la rentrée… littéraire !

Avez-vous pris de bonnes résolutions concernant vos lectures et celles de vos bambins ? Pourquoi ne pas profiter de ce début d’année scolaire pour noter les lectures importantes (ou frustrantes), désopilantes (ou barbantes, rares je vous l’accorde), revigorantes (ou soporifiques, zut, pas trouvé la rime en -ante) ?

Et pour ce faire, quoi de mieux que cette très bonne idée de carnet de lecteur et de lectrice créé par Elisabeth Brami et illustré par Marlène Normand, sur le modèle d’un journal intime où on livre ses secrets.

Chère lectrice, cher lecteur,
Ce livre pourra être ton carnet de lecteur, ton compagnon de chevet, le confident précieux de ta vie intime, la mémoire de tes lectures. Tu pourras y noter tes aventures en bibliothèque, tes voyages en littérature, tes goûts et tes dégoûts, et même, pourquoi pas, tes brouillons de futur romancier.

Ma licornette l’a adopté tout de suite ! (Je me demande même si je ne vais pas lui piquer, ou alors m’en acheter un pour moi…)

Des pages pour ses coups de coeur et même pour ceux qu’on n’a pas aimé, des listes de mots et de phrases fétiches à collectionner, des espaces pour dessiner ses personnages préférés…

 
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Super Cagoule

(c) Seuil Jeunesse

Énorme coup de coeur ! Un classique !

Foutch, foutch, foutch… Ce doux et croustillant bruit de pas s’enfonçant dans la neige fraiche… Dès la première page et d’un mot, l’ambiance est posée. La mine renfrognée, le menton boudeur, une petite poulette à lunettes s’avance en râlant, pas du tout réjouie de devoir porter une cagoule rouge.

Et surtout, tu la gardes bien sur la tête, hein !

Gnan, gnan, gnan… Vous aussi, vous auriez marmonné ainsi, rongeant votre frein de devoir supporter cette infâme cagoule qui pique et qui gratte, en plus d’être moche.

On l’a tous vécu et on le fait subir à nos bambins (allez avouez !) : obligé de devoir sortir dehors accoutré d’un horrible heaume en laine, pour ne pas attraper froid.

Ben voyons !

 
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Emilie Chazerand nous parle de son nouveau roman La Fourmi Rouge et de ses lectures d’enfance

(c) Sarbacane

Oyez, oyez ! À l’occasion de la sortie du futur bestseller « La Fourmi Rouge » (chroniqué ici) aux éditions Sarbacane (J-1 mon ami, si j’étais toi, j’irai de ce pas enlevé mais élégant commander ce fabuleux ouvrage chez ton libraire chéri), Emilie Chazerand nous parle de sa passion pour l’écriture, de son pétillant et impertinent personnage Vania Strudel (VANIA POWA !!!), ainsi que de ses lectures d’enfances. 

Quelques éléments de présentation : « Emilie Chazerand vit près de Strasbourg, où elle a été « trouvée dans un paquet de nouilles » en 1983. Petite, elle dévore les livres. Après avoir été infirmière, elle se met à écrire des aventures tarabiscotées et peu à peu, les livres reprennent la première place dans sa vie. Elle a une bicyclette hollandaise, deux matous dodus, trois francs six sous, quatre blagues rigolotes, cinq bonnes raisons de se lever le matin, six projets pour quand elle sera vraiment grande et sept vies, comme les chats. »

De la passion (une tonne), du talent (des tonnes), de l’humour (des exatonnes): un cocktail explosif qui va faire du bruit !  

Lâchez ce que vous êtes en train de faire et découvrez l’univers de cette auteure à la plume bien affutée ! 
 
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– La Licorne à Lunettes : La Fourmi rouge vient de sortir, un futur bestseller à coup sûr : quelles ont été vos sources d’inspiration principales ? Comment est née Vania Strudel ? D’où vous vient cet humour décapant qu’on décèle dans vos précédents ouvrages (Je suis fan de Quel morfal ce Gwendal ! et Suzon) et qui excelle encore une fois ici dans ce roman si désopilant et impertinent ?

Emilie Chazerand : J’ai écrit la Fourmi rouge pendant ma seconde grossesse. C’était une période où je pensais à mon passé, mon histoire personnelle, et à l’avenir de mes enfants. J’essaie souvent de visualiser l’adolescence de ma fille, par exemple. J’imagine les choses auxquelles elle sera immanquablement confrontée et je frémis déjà pour elle. Je crois que j’ai eu envie de lui fabriquer une bonne copine. Quelqu’un qu’elle pourra retrouver au chaud, dans des pages, et qui la rassurera. À cette période, elle ne viendra certainement pas chercher réconfort et consolation chez moi. Je serai bien trop vieille, débile et nulle à ses yeux. Mais elle aura Vania. Les livres peuvent être de merveilleux soutiens, je le sais pertinemment.     
  

 
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La fourmi rouge

(c) Sarbacane

Révolte, colère, rébellion, fureur, sentiment d’injustice, secrets, instabilité, hobbies bizarres, phobies hors du commun, jalousies, désarroi, critique acerbe, méchanceté gratuite, humiliations, honte, mensonges, humeur écrasante… autant de caractéristiques pour définir un chantier en pleine construction : l’adolescence.

Vania le sait bien, elle nage en plein de dedans, voire elle s’y noie presque. À quinze ans, le constat peut sembler rapide sur un aussi court chemin de vie parcouru ? Et bien non, pas pour certains échantillons du genre humain comme Vania Strudel, lancée de plein fouet contre le mur de la réalité et son crépis abrasif. Ça pique, ça mord, ça déchire, ça se débat… la vie quoi ? Une bonne dose de déceptions et de rêves avortés contenus avec difficulté dans un petit être en quête de devenir justement. Quand on pense être tombée sur la case banqueroute de la roue de la vie, on croit devoir en baver à chaque portion d’air inspiré.

Au fond, je suis surtout handicapée par une propension irrépressible à tout faire de travers.

En même temps, avec un œil mi-clos façon Colombo et « un blase de protège-slip accolé à une pâtisserie autrichienne bourrative » c’est pas gagné-gagné, vous me direz, ma bonne dame. Quitte à être nulle, autant être la présidente du Club des Minables et le revendiquer, non ? Mouaip…

Youpi. La moitié de mes chers camarades m’appelle Tampax et le reste opte pour Strud’ball.

Vous êtes bien accrochés ? Car, la Fourmi Rouge, c’est du lourd, coco, du dense, du sérieux. Un roman initiatique où l’héroïne vous embarque sur le grand huit de son adolescence : loopings de fous rires, dégringolades de hontes passagères, écrasement sous la douleur sourde d’une enfance traumatisante, coups de gueule bien hystériques et aux dommages collatéraux explosifs… Et toujours la mèche rebelle et le menton frondeur levé bien haut.

 
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