Charlotte

« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe. »

Un incipit qui se place là. Et qui donne le rythme de la lecture, en recherche permanente d’air tant le sujet vous étrangle et vous asphyxie dès la première page.

« David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu’elle était enceinte. Après une enfance à Berlin, Charlotte est exclue par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Elle y entreprend la composition d’une œuvre picturale autobiographique d’une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C’est toute ma vie.» »

Un livre fondateur pour l’auteur qui a mis 8 ans à coucher sur le papier les mots pour rendre hommage à la vie tragique de cette artiste peintre sacrifiée.

Un roman en vers libres où sa passion et son admiration est palpable à chaque ligne.

« J’ai tenté d’écrire ce livre tant de fois.
Mais comment ?
Devais-je être présent ?
Devais-je romancer son histoire ?
Quelle forme mon obsession devait-elle prendre ?
Je commençais, j’essayais, puis j’abandonnais.
Je n’arrivais pas à écrire deux phrases de suite.
Je me sentais à l’arrêt à chaque point.
Impossible d’avancer.
C’était une sensation physique, une oppression.
J’éprouvais la nécessité d’aller à la ligne pour respirer.
Alors, j’ai compris qu’il fallait l’écrire ainsi. »

Cette version illustrée est bouleversante tant elle vous embarque dans l’univers intime de Charlotte Salomon, de ses rêves et ses angoisses, ses déchirements et ses éclats de génie.

Une lecture nécessaire dont on ne sort pas indemne et riche d’émotions lors de la discussion au moment de la dédicace.

 

Feuilleter l’ouvrage : 

 

Auteur : David FOENKINOS
Edition : Gallimard – 
Année : 2014 – 256 pages – 14,90 euros

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Du même auteur : 
-Deux soeurs
– Vers la beauté
– Le mystère Henri Pick
– Les souvenirs
– Le potentiel érotique de ma femme
– La délicatesse
– Je vais mieux
– Nos séparations
– Qui se souvient de David Foenkinos ?

 

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